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L’hiver qui rend triste

L’hiver qui rend triste
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L’automne est arrivé et nous avons déjà reculé nos montres d’une heure. Résultat? Soixante précieuses minutes d’ensoleillement perdues tous les jours. Déjà, les journées sont plus courtes. Cette période de l’année vous déprime-t-elle? Ressentez-vous un manque d’énergie, de l’irritabilité ou une perte d’intérêt pour vos activités quotidiennes?

L’automne est arrivé et nous avons déjà reculé nos montres d’une heure. Résultat? Soixante précieuses minutes d’ensoleillement perdues tous les jours. Déjà, les journées sont plus courtes. Cette période de l’année vous déprime-t-elle? Ressentez-vous un manque d’énergie, de l’irritabilité ou une perte d’intérêt pour vos activités quotidiennes?

Si vous êtes plus stressé ou moins productif que d’habitude, rassurez-vous, car vous n’êtes pas seul.

Environ 18 % des Canadiens vivent une déprime hivernale. S’ils ont un moral plus fragile, le «coup de blues» qu’ils ressentent ne les empêche pas de vaquer à leurs activités habituelles. Certaines personnes – 3 % à 10 % – vivent toutefois cette déprime de façon plus intense et éprouvent d’importantes difficultés dans leurs activités quotidiennes, au travail et dans leurs relations avec les autres. Fatigue chronique, humeur dépressive, irritabilité, prise de poids, diminution de la libido: ils sont atteints de dépression saisonnière.

Pourquoi ce blues hivernal?

Contrairement aux symptômes de la dépres­sion majeure qui peuvent survenir à tout moment, ceux de la dépression saisonnière reviennent année après année – toujours d’octobre à mars – et disparaissent progressivement au printemps.

Ce trouble affectif saisonnier est causé par le manque de lumière vive lors des longs mois d’hiver. En effet, la lumière du soleil qui pénètre normalement dans les yeux joue un rôle primordial dans le régla­ge de l’horloge biologique interne. Plusieurs fonctions du corps, comme les cycles de sommeil, la température corporelle, le taux d’hormones ou le niveau d’appétit sont contrôlés par cette horloge biologique. Lorsque l’horloge est déréglée, les symptômes dépressifs apparaissent.

Prévenir le « mal de l’hiver »

Pour réduire les risques de déprime hiver­nale, la première chose à faire est d’augmenter notre exposition à la lumière naturelle.

Voici quelques trucs:

1 - Prendre l’air à l’extérieur au moins une heure par jour, même l’hiver.

2 - Laisser pénétrer la lumière du soleil dans la maison.

3 - Favoriser les couleurs pâles sur les murs intérieurs, car elles font réfléchir la lumière.

4 - Pratiquer un exercice physique à la lumière du jour, de préférence à l’extérieur.

Si la déprime persiste, votre médecin pourrait vous suggérer des traitements médicaux reconnus, tels que la luminothérapie, la prise d’antidépresseurs ou une combinaison des deux.

Les bienfaits de la luminothérapie

En raison de mon travail d’infirmière, je vais vivre mon 11e hiver dans le Grand Nord du Québec, au nord du 60e parallèle. Avec le soleil qui fait la grasse matinée et qui disparaît vers 14 h 30, on peut dire que je connais bien les effets de la noirceur en hiver.

Dans ces circonstances, la luminothérapie est un moyen efficace de lutter contre la morosité hivernale.

Quand je vis dans ces conditions extrê­mes, je passe une trentaine de minutes sous ma lampe de luminothérapie tous les jours. J’en profite alors pour lire, naviguer sur le Web ou déjeuner tranquillement.

Ces 30 minutes m’éloignent de la tristesse et de la morosité de l’hiver... qui peut se manifester avec des températures allant jusqu’à -60 °C avec le facteur éolien.

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