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Mon frère, mon coach

Bloc Guay

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Peu de skieurs ont la chance de compter sur leur frère parmi le groupe d’entraîneurs, alors je trouve bien spécial de pouvoir travailler avec Stefan.

Peu de skieurs ont la chance de compter sur leur frère parmi le groupe d’entraîneurs, alors je trouve bien spécial de pouvoir travailler avec Stefan.

Mon frère amorce sa deuxième saison chez le personnel d’entraîneurs de l’équipe canadienne. Voyager avec un membre de ma famille, ça me fait drôle. À ce moment de ma carrière, c’est intéressant de savoir qu’il est l’un des entraîneurs qui est là pour moi.

Je ne serais pas surpris de le voir connaître une belle carrière comme entraîneur. Il a déjà l’œil malgré son jeune âge. Champion du monde junior, il avait beaucoup de talent et il était destiné à une belle carrière comme skieur. Malheureusement, il s’est défait le genou droit, au point de ne plus pouvoir skier. Encore aujourd’hui, son genou lui cause bien des problèmes.

Un peu pour moi

Je n’ai rien à voir avec son embauche et je n’ai surtout jamais eu à intervenir en sa faveur. Stefan étudiait à l’Université de Salt Lake City quand le vice-président Paul Kristofic l’a invité à se joindre à l’équipe nationale afin de lui donner de l’expérience comme entraîneur. Ça a cliqué tout de suite. Il n’a que 27 ans aujourd’hui, mais il a vite été identifié comme un entraîneur qui pourrait devenir une valeur sûre pour l’équipe.

Quand il a décidé de suspendre ses études pour devenir entraîneur à temps plein, mon frère m’a dit qu’il n’aurait certainement pas pris la même décision si je n’avais plus été dans l’équipe nationale. Il aurait sans doute terminé ses études. Il sait que j’ai encore quelques années devant moi comme skieur et il souhaitait m’accompagner dans cette aventure.

Une différence d’âge de cinq ans nous sépare. On n’a pas souvent été ensemble parce qu’on ne compétitionnait pas dans les mêmes groupes d’âge, mais on est quand même assez proches.

Un style plutôt direct

Techniquement, il est super-bon et, évidemment, il a des choses à apprendre, par exemple, c’est un gars, disons, assez direct! Il va te dire ce qu’il pense.

Personnellement, c’est un style que j’aime bien. Je vois ce genre d’approche d’une autre façon et je dirais même que c’est une bonne chose. Selon la tradition au Canada, tout le monde est doux et on ne veut faire de mal à personne. Pourtant, il y a bien d’autres pays, comme l’Autriche et la Suisse, où ça fonctionne assez raide. Quand ça ne marche pas, le skieur le sait assez vite. Au Canada, nous sommes toujours trop gentils.

Nos parents sont contents de nous savoir réunis. D’ailleurs, on profite toujours de la Coupe du monde de Lake Louise pour tenir une réunion de famille. Mon père et ma mère y assistent. Kristian, notre frère aîné, qui habite à Salt Lake City, vient nous rejoindre avec son épouse et leurs trois enfants. On a même des cousins de Calgary et d’Edmonton qui viennent s’en mêler!

 

— Propos recueillis par Alain Bergeron

 

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