/entertainment/movies
Navigation
Thor : un monde obscur

Tom Hiddleston, méchant cascadeur

Coup d'oeil sur cet article

Tom Hiddleston n’a pas peur d’effectuer lui-même ses cascades. Malheureusement, les producteurs ne sont pas toujours aussi enthousiastes que lui!

LONDRES | Tom Hiddleston n’a pas peur d’effectuer lui-même ses cascades. Malheureusement, les producteurs ne sont pas toujours aussi enthousiastes que lui!

«Je n’ai pas le droit de faire certaines de mes cascades pour des raisons de police d’assurance», a indi­qué l’acteur britannique, qui incarne Loki, personnage moralement ambigu dans Thor: un monde obscur. «Je les ai suppliés d’en faire certaines, mais ils m’ont répondu que s’ils m’abîmaient, ils ne seraient pas en mesure de terminer le film.»

Tom Hiddleston a quand même été capable de s’éclater lors des scènes de combat et lors de plusieurs scènes d’action, ce qui lui a permis de développer son personnage.

«Un personnage, c’est ce à quoi on ressemble, une certaine manière de parler et une gestuelle particulière», a détaillé l’acteur qui a appris les arts martiaux brésiliens lors du tournage du premier volet de Thor en 2011.

Pour lui, «les cascades sont un prolongement du personnage. La manière dont Loki se bat constitue une composante importante de qui il est. J’ai toujours aimé le côté physique du jeu d’acteur. J’étais un sportif quand j’étais à l’école et c’est un ensemble de compétences qui m’a toujours intéressé et que j’ai toujours aimé développer.»

Tom Hiddleston admet néanmoins que les inquié­tudes des producteurs ne sont pas toujours sans fondement, lui qui s’est déjà blessé en tournant de violentes scènes de combat.

«Cela arrive généralement quand Loki se prend un coup violent et doit tomber en arrière. Tout ce que je dois faire est de me jeter par terre, mais je me tape généralement le coude ou l’omoplate. C’est presque toujours de ma faute.»

Psychologie complexe

Au début de Thor: un monde obscur, le frère adoptif de Thor est emprisonné dans les donjons d’Asgard, puni pour le pillage et les meurtres commis dans Les Avengers: Le film, le grand succès de l’été 2012.

Mais cette fois-ci, c’est Malekith, personnage incar­né par Christopher Eccleston, qui est le méchant du film. De fait, Tom Hiddleston a eu tout le loisir d’explorer la psychologie complexe de Loki le malicieux.

«Je crois que la plupart des gens fonctionnent comme lui. Nous avons des masques extérieurs que nous présentons au monde autou­r de nous et qui cachent notre complexité intérieure. Le masque extérieur de Loki en est un de confiance en lui, de charme, d’élégance, de vivacité intellectuelle et de contrôle. Mais, à l’intérieur, il est blessé, perdu, amer et seul. Jouer sur les deux tableaux est vraiment un cadeau pour un acteur», a-t-il indiqué lors d’une entrevue à l’hôtel Dorchester de Londres.

Démarche créatrice

Né à Londres, Tom Hiddleston a 32 ans. Il a reçu une excellente éducation puisqu’il a fréquenté le collège d’Eton et l’Université de Cambridge avant de suivre les cours de la prestigieuse Royal Academy of Dramatic Art. Il a été qualifié de jeune acteur britannique le plus prometteur après avoir impressionné les critiques dans plusieurs productions télévisuelles et théâtrales, incluant celle de la BBC sur Henry V l’an dernier.

Alors qu’on pourrait penser qu’une superproduction de superhéros en 3D est à des années-lumière de Shakespeare, Tom Hiddleston a indiqué qu’il travaillait de la même manière dans les deux cas.

«La question à se poser quand on aborde un rôle est celle du ton du film. Le principe de base doit être de comprendre la manière dont sa prestation va cadrer dans le ton général du long-métrage. Le reste du travail est alors de créer un personnage intéressant, engageant, humain et auque­l le public peut s’identifier. Ce n’est pas différent de la démarche créatrice pour une pièce de Shakespeare. L’unique différence est que, pour Shakespeare, il faut apprendre 1000 lignes de pentamètres iambiques! Mais la gamme d’émotions exprimées est similaire. Mon travail est de transmettre la vérité du personnage dans des circonstances imaginaires. C’est tout. C’est ça le jeu d’acteur.»

Commentaires