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Autobus Lion développera un autobus scolaire tout électrique

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Pauline Marois et la ministre des Ressource naturelles Martine Ouellet étaient de passage chez Autobus Lion de Saint-Jérôme pour annoncer un investissement de 675 000$ pour le développement d’un prototype d’autobus scolaire électrique fabriqué au Québec.

Cet investissement s’inscrit dans la Politique économique Priorité emploi ainsi que la stratégie d’électrification des transports dans laquelle pas moins de 516M$ seront injectés par Québec. « Notre gouvernement veut faire du Québec le leader mondial de l’électrification des transports. (...) Il s’agit de développer notre économie en utilisant moins de pétrole et davantage d’électricité », a indiqué Mme Marois.

« L’autobus utilisera annuellement 8000 litres de diesel de moins, pour une économie de 10 000$. On sait qu’au Québec, 14 milliards de dollars sont dépensés en essence chaque année », a soulignée la ministre Martine Ouellet, visiblement heureuse de l'annonce de ce projet concret.

Le projet de développement chapeauté par Autobus Lion totalise un peu plus de 1M$, En effet, en plus du montant investi par Québec, les partenaires de recherche, soit Autobus Lion, B3CG Interconnect, TM4 et le Centre national du transport avancé (CNTA) de Saint-Jérôme, investissent ensemble 350 000$.

Marque de confiance

Pour Marc Bédard, président d’Autobus Lion, cet investissement est une nouvelle très réjouissante et une belle marque de confiance. « Dès le départ de l’entreprise en 2008, c’était dans nos priorités de faire un véhicule qui se démarquerait. On souhaitait l'autobus le plus vert possible. Aujourd’hui, ce projet prend forme », a indiqué M. Bédard.

Et il est avancé; l’étude de faisabilité est déjà réalisée et on dévoilera le prototype dès le printemps prochain. « Ensuite, on prévoit une seconde étape de pré-production de 50 autobus. À terme, on vise fabriquer 2000 autobus qui seraient vendus sur une échelle de dix ans », indique M. Bédard.

Technologie bien adaptée, mais coûteuse

Selon Marc Bédard, le coût d’un autobus entièrement électrique serait le double de l’autobus traditionnel, mais une subvention à l’achat pourrait être disponible.

Pour Sylvain Castonguay directeur du CNTA, la technologie électrique est particulièrement bien adaptée à l’horaire du transport scolaire, avec une autonomie de 90 km. « La recharge du moteur électrique se fait pendant la période du midi », indique M. Castonguay.

Toutefois, en plus du coût du véhicule, il faudra trouver un moyen de diminuer les coûts de la borne de recharge. « En fait, on veut éliminer les bornes de recharge et rendre disponible à moindre coût un système qui permettra une recharge à 50 kilowatts », souligne le directeur et ingénieur.

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