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Labeaume trouve une vocation pour Les Nouvelles-Casernes

Il veut y installer un centre de généalogie pour Américains, Européens et Québécois

Régis Labeaume et Joey Durel
©  Photo Marianne White Le maire Régis Labeaume et son homologue de Lafayette, Joey Durel, s’entendent pour faire la promotion d’un centre de généalogie.

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Le maire de Québec veut créer une organisation des communautés francophones et francophiles des Amériques. Elle serait hébergée dans les Nouvelles Casernes du Vieux-Québec qui seront rénovées au coût de 20 millions $.

Le maire de Québec veut créer une organisation des communautés francophones et francophiles des Amériques. Elle serait hébergée dans Les Nouvelles-Casernes du Vieux-Québec qui seront rénovées au coût de 20 millions $.

Régis Labeaume en a fait l’annonce hier, à Paris, à l’occasion du 25e anniversaire de fondation de l’Association internationale des maires francophones (AIMF) par l’ancien maire Jean Pelletier et son homologue de Paris Jacques Chirac.

Depuis deux ans, le maire a des discussions avec son homologue de Lafayette, en Louisiane, seul maire des États-Unis membre de l’AIMF.

L’idée de M. Labeaume est de recréer un parcours initiatique au sujet de l’impact des Français sur la fondation de villes importantes aux États-Unis.

Ce cheminement historique et touristique pour les Américains intéressés par ce pan de l’histoire se terminerait à Québec, dans un centre d’interprétation mis sur pied dans les Nouvelles Casernes.

La ministre Agnès Maltais a déjà souhaité voir ce bâtiment de la Nouvelle-France qui sera rénové aux frais du provincial devenir un centre de généalogie pour Européens, Américains et Québécois.

Ce centre serait en lien avec le Musée de l’émigration française au Canada situé à Tourouvre, en Normandie, qui retrace ceux qui sont partis s’installer en Nouvelle-France.

«Ce serait un parcours historique États-Unis, Québec, Tourouvre», a dit le maire qui veut mettre en valeur la ville de Québec comme berceau de la francophonie en Amérique du Nord. «Il y a du gros potentiel touristique», a-t-il souligné, ajoutant que le tourisme historique et généalogique est en croissance.

Entente avec Lafayette

Le maire de Lafayette, Joey Durel, ne cache pas son enthousiasme pour ce projet qui l’incite à rester membre de l’AIMF.

«Je crois qu’il y a assez de villes avec des racines francophones aux États-Unis qui seraient désireuses de se joindre à nous pour assurer la survie de la langue», a-t-il expliqué en entrevue. Même s’il ne parle pas français en dépit de racines francophones, M. Durel milite pour une réhabilitation du français en Louisiane. Il a souligné que depuis quelques années, des écoles d’immersion française sont ouvertes dans son secteur.

Lui et M. Labeaume entreront également en contact avec le maire de Montevideo, en Uruguay, qui est devenu membre hier de l’AIMF.

Favorable au projet

Le numéro un de la Francophonie, Abdou Diouf, est favorable au projet, a dit le maire, qui veut également rencontrer l’ambassadeur canadien à Washington, Gary Doer, lorsque le projet prendra forme.

Enfin, il est en train de ficeler les derniers détails d’une embauche à venir à Québec pour s’occuper de ce dossier.

«J’ai identifié un champion pour s’occuper de ça à plein temps à Québec à l’hôtel de ville», a-t-il dit, ne voulant pas révéler le nom de cette personne qui a déjà travaillé avec les Franco-Américains.

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