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L’histoire d’un mensonge

Gilles Parent

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Mon regretté père m’a un jour raconté comment, à partir de 1917, l’impôt sur le revenu des particuliers et la taxe de vente ont été instaurés au Canada. À l’origine, cette mesure visait à absorber les dépenses extraordinaires reliées à la Première Guerre mondiale. Vu sous cet angle, cela me semblait logique. Surtout qu’à l’époque, on mentionnait qu’il s’agissait d’une mesure temporaire.

Mon regretté père m’a un jour raconté comment, à partir de 1917, l’impôt sur le revenu des particuliers et la taxe de vente ont été instaurés au Canada. À l’origine, cette mesure visait à absorber les dépenses extraordinaires reliées à la Première Guerre mondiale. Vu sous cet angle, cela me semblait logique. Surtout qu’à l’époque, on mentionnait qu’il s’agissait d’une mesure temporaire.

Or, on connaît tous la suite. La fin de la guerre n’a pas conduit à la disparition des taxes, comme prévu. Le krach de 1929 et la Seconde Guerre mondiale ont invité l’histoire des impôts momentanés à se perpétuer.

On en a même rajouté.

Au Québec, en 1954, le premier ministre Duplessis a fait voter la Loi sur l’impôt provincial sur le revenu afin de conserver un meilleur pouvoir de dépenser pour sa province. C’est d’ailleurs depuis ce temps que nous devons remplir deux déclarations de revenus.

Saviez-vous qu’aujourd’hui, la famille canadienne moyenne consacre 43 % de ses revenus aux impôts et diverses taxes? Ouch! C’est plus que pour se nourrir, s’habiller et se loger. Depuis les années 60, selon l’Institut Fraser, notre fardeau fiscal a augmenté de 1787 %.

Taxes temporaires, mon œil!

Mauvaises nouvelles

C’est connu, le Québec compte moins de riches et plus de pauvres que l’ensemble du pays. Le revenu moyen canadien est de 77 000 $, alors qu’ici, c’est 10 000 $ de moins.

Malgré cela, la Belle Province a choisi de soutenir les familles avec un régime de congés parentaux et de garderies qui lui coûte quatre milliards de dollars de plus que la moyenne des autres provinces.

De toute évidence, nous dépensons bien au-delà de nos moyens. Pourtant, on prélève plus d’impôts et de taxes que l’Ontario, le Canada, les États-Unis et la plupart des pays du G7.

Autre constat peu reluisant: le Québécois travaille moins que l’immense majorité des autres Canadiens, gagne moins et prend sa retraite plus tôt, tout en épargnant moins. De plus, tant qu’à exposer le cauchemar, la dette du Québec augmente de 15 902 $ par minute ou 265 $ par seconde.

Dans notre modèle socialisant, la seule façon de réduire les impôts serait de couper dans les dépenses. Mais dès qu’on touche aux services gouvernementaux, les soulèvements et les manifestations nous rappellent que le public ne veut pas perdre d’acquis.

Sortez la calculatrice

Ça ne vous fait pas peur, à vous, de voir que nos élus n’ont rien trouvé de mieux que de sortir la calculatrice du modèle québécois qui, bizarrement depuis plus de 40 ans, ne comporte qu’un seul signe: le «+»?

Plus de TVQ, plus d’impôt sur le revenu, plus de taxes sur l’alcool, plus de taxes sur les cigarettes, plus de taxes sur l’essence, plus de frais d’administration de toutes sortes, des droits d’immatriculation plus élevés, une nouvelle taxe santé, des taxes municipales toujours plus salées, des taxes scolaires enflammées, la hausse de la taxe sur la masse salariale, etc.

J’arrête ici de peur qu’on me taxe... de mauvaise foi.

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