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Bloc Guay

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Les années s’annoncent difficiles pour le financement de l’équipe canadienne de ski alpin. Les dirigeants nous y sensibilisent de plus en plus.

Les années s’annoncent difficiles pour le financement de l’équipe canadienne de ski alpin. Les dirigeants nous y sensibilisent de plus en plus.

À nous le podium, le programme fédéral qui distribue le financement aux fédérations sportives, a avisé Canada alpin que l’aide diminuerait de 20 pour cent. Le budget sera donc encore plus serré et il faudra bien couper quelque part.

Jusqu’à maintenant, l’équipe de descente masculine n’est pas trop affectée par l’aide fournie par À nous le podium. De plus, on profite encore de bonnes commandites majeures de la part d’Osisko, Audi et Sport Chek, malgré que le support global des partenaires n’est pas aussi élevé que lorsqu’on se dirigeait vers les Jeux de Vancouver en 2010.

Le programme élite ne souffre pas trop de la baisse du financement, pour l’instant, mais je crains pour l’équipe de développement dans les années à venir. Même pour l’équipe de slalom en Coupe du monde, ça s’annonce difficile, j’en ai bien peur.

LA RÉALITÉ

Nous venons d’avoir une réunion avec les dirigeants de l’équipe qui nous ont exposé la situation. Le vice-président sports de Canada alpin, Paul Kristofic, nous a parlé de la nouvelle réalité. En résumé, il a dit que ça prenait dorénavant de résultats de la part de tous les athlètes. De meilleurs résultats vont aider à décrocher de nouveaux contrats de commandites. C’est la meilleure façon de nous sauver.

Je comprends très bien cette réalité puisque je la vis avec mes commandites personnelles. Si tu ne livres pas de résultats, tu ne peux pas t’attendre à obtenir de commandites.

PLUS DE PROMOTIONS

Également, on nous a avisés que nous pourrions être de plus en plus appelés à participer à des promotions afin d’augmenter la visibilité de notre sport. Trouver le financement nécessaire à la bonne marche d’un programme de ski alpin n’est pas évident. Le Canada n’est pas l’Europe, où la popularité pour ce sport n’est pas comparable. Il y a forcément moins de visibilité ici, alors que les besoins de financement sont majeurs.

On savait qu’il existait des soucis financiers et on vient de nous rappeler cette réalité. Je ne connais pas trop les chiffres ni les budgets de l’équipe canadienne, mais je me suis déjà laissé dire qu’il en coûte plus de 100 000 dollars par année par athlète. Juste dans l’équipe de vitesse, nous avons huit athlètes; c’est facile d’imaginer pour l’ensemble du programme.

Comme je disais, le budget n’est encore pas si mal pour l’équipe de vitesse, sauf que l’équipe technique pourrait s’en ressentir avant longtemps puisque les gars ont de la difficulté à inscrire des résultats parmi les 30 premiers.

Je me souviens d’il y a une dizaine d’années, à l’époque où on avait un entraîneur autrichien et un budget limité. Dans l’équipe, il y avait plusieurs bons jeunes en progression qui ont commencé à obtenir des résultats. Le financement a accru. Maintenant, une nouvelle réalité nous rattrape...

— Propos recueillis par Alain Bergeron

 

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