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Hunger Games

Changement de cap

Hunger Games : L'embrasement
photo Courtoisie Hunger Games : L'embrasement

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Confier la suite d’une saga à un nouveau réalisateur comporte toujours sa part de risque. En effet, il faut donner suffisamment de lest au nouveau venu, le laisser mettre sa touche créatrice au film, tout en s’assurant que son œuvre s’inscrit dans la continuité.

Confier la suite d’une saga à un nouveau réalisateur comporte toujours sa part de risque. En effet, il faut donner suffisamment de lest au nouveau venu, le laisser mettre sa touche créatrice au film, tout en s’assurant que son œuvre s’inscrit dans la continuité.

Le premier réalisateur de la franchise, Gary Ross, est resté fidèle au premier roman en portant les personnages à l’écran. Or, le scénario de ce deuxième chapitre exigeait désormais une plus grande arène. Les producteurs ont donc arrêté leur choix sur un réalisateur habitué à faire des films à gros budget.

Francis Lawrence a entre autres réalisé Je suis une légende avec Will Smith et Constantine avec Keanu Reeves.

«Je ne voulais pas m’éloigner du premier tome afin de préserver une certaine unicité de l’œuvre, a dit Francis Lawrence. Gary a fait un boulot incroyable dans le premier volet de Hunger Games. Nous avons donc travaillé avec le même designer afin que le Capitole soit construit selon la même architecture et que le District 12 s’apparente aux Appalaches dans les années 1930.»

L’un des plus gros défis pour Lawrence a été la construction de l’arène.

«Ce lieu n’existe nulle part dans le monde, nous devions en construire des parties et les filmer à différents endroits, a expliqué le réalisateur. Nous avons construit l’île à Atlanta. Malheureusement, l’eau y est très froide et ne permettait pas d’y filmer les acteurs longtemps.»

Les décors majestueux et les ambitieux effets visuels n’échapperont certainement pas à l’œil du spectateur, mais la productrice Nina Jacobson insiste pour dire que la franchise ne prendra pas de nouvelle direction, elle se poursuit dans la continuité.

«Je pense que le point de vue de Katniss est au cœur des films, explique celle qui a aussi produit la franchise Journal d’un dégonflé. Pourvu qu’on reste fermement dans ses chaussures, on ne s’égarera pas.»

profondeur

Avec Jennifer Lawrence comme boussole, les réalisateurs se sentent à l’aise d’explorer l’univers de Suzanne Collins plus en profondeur.

«Ce film nous a donné tellement de nouvelles possibilités, a dit Mme Jacobson. Nous avons pu passer plus de temps dans le Capitole et dans l’arène où Katniss et Peeta doivent entreprendre la 75e édition des Hunger Games, jeux expiatoires se produisant à chaque quart de siècle.»

«Francis a pu élargir les horizons de ce monde tout en demeurant fidèle aux personnages et à l’approche du film précédent», a-t-elle ajouté.

Contrairement à la saga Harry Potter, qui a vu défiler quatre réalisateurs pour les huit films, Francis Lawrence fait partie de l’équipe du troisième chapitre, Hunger Games: La révolte, présentement en production et qui fera l’objet de deux films.

«Ce qui est amusant dans La révolte, c’est que nous explorons de nouveaux districts, a promis Francis Lawrence. Nous jetons un regard nouveau sur le Capito­le. Nous marchons dans les rues. Ce sera fantastique.»

 

 

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