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Le terrifiant « Mad Dog » Vachon

Maurice «Mad Dog» Vachon
Photo les archives Maurice «Mad Dog» Vachon a été victime d’un grave accident en 1987. Heurté par un chauffard ivre, il avait subi des fractures aux jambes, provoquant même l’amputation de celle de droite.

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Au milieu des années 70, comme bien des gens au Québec, je suivais au petit écran les activités de la lutte au Québec. À ce moment-là, «Mad Dog» Vachon était la terreur du ring. La vie a voulu que quelques années plus tard, je me retrouve devant lui pour faire une entrevue.

Au milieu des années 70, comme bien des gens au Québec, je suivais au petit écran les activités de la lutte au Québec. À ce moment-là, «Mad Dog» Vachon était la terreur du ring. La vie a voulu que quelques années plus tard, je me retrouve devant lui pour faire une entrevue.

Je faisais mes débuts à la section des sports du Journal. Comme le patron voulait voir de quel bois se chauffait le jeune, il décide de me lancer dans la fosse aux lions. Je n’oublierai jamais cet après-midi-là, où on m’annonce que le soir même, j’allais couvrir le programme de lutte.

À GLACER LE SANG

À ce moment-là, le grand maître du domaine à Québec était le promoteur Dick Marshall. Il présentait ses programmes au pavillon de la Jeunesse avec la majorité des vedettes de l’heure.

Ce soir-là, on me demande de réaliser des entrevues avec différents lutteurs, dont le Géant Ferré et Maurice «Mad Dog» Vachon. Avec sa stature imposante, 7 pi 4 po pesant 540 lb, le Géant faisait peur, mais sa gentillesse nous mettait rapidement à l’aise. Par contre, avec son allure menaçante, Vachon glaçait le sang.

Je me retrouve dans une chambre de joueur avec l’homme devant moi, celui qui sème la terreur dans toutes les villes où il se produit. Il me dévisage.

De sa voix rauque, il me balance un bonjour glacial. Timidement, je le questionne sur son sport, ses performances, ce qui s’en vient pour lui. Soudain, il me regarde dans les yeux et me lâche: «Allons donc, le jeune, je ne te mangerai pas.» Il éclate de rire. L’entrevue se poursuit.

UN HOMME VRAI

À la fin, je me rends bien compte que je viens de découvrir un athlète, un homme vrai et un bon comédien, mais je n’ai pas le droit de le dire. Avant l’entrevue, Eddy Creatchman m’avait averti de bien faire ça, sinon j’allais goûter de son bâton électrique.

De retour au Journal, je rédige mes textes. Tout le monde veut savoir comment cela s’est passé. Je leur annonce que j’ai invité le Géant Ferré à venir visiter le Journal. Ils éclatent de rire en se moquant.

Quelle ne fut pas leur surprise lorsque, deux jours plus tard, je suis demandé à la réception, où le Géant Ferré m’attendait pour sa visite. Une rencontre mémorable qui a charmé tout le monde au Journal.

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