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emplois saisonniers

Ski Saint-Bruno ne cherche plus de main-d’oeuvre

Semaine de relâche
Photo d’archives Parmi les gens employés par la station Ski Saint-Bruno cette année, beaucoup sont des travailleurs saisonniers.

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La réforme de l’assurance-emploi n’a pas que des mauvais côtés. Pour la station Ski Saint-Bruno, c’est une véritable bénédiction.

«Auparavant, on avait de la difficulté à trouver des employés pour l’hiver. Cette fois, c’est tout le contraire. On a vraiment eu plus de facilité à recruter des gens», explique Michel Couture, directeur général de la station située à Saint-Bruno.

M. Couture précise que ce sont surtout des travailleurs saisonniers de terrains de golf ou de surveillance et d’entretien de piscines qui cognent à sa porte cette année.

Depuis janvier 2013, une mesure liée à cette réforme prévoit que des prestataires occasionnels qui perdent leur travail doivent accepter des emplois jusqu’à 70% de leur salaire, situés à 100 km ou moins de leur domicile et pour lesquels ils pourraient avoir besoin de formation. En cas de refus, ils perdent leurs prestations. C’est donc ce qui incite les travailleurs saisonniers à se trouver un emploi pendant ce qui était auparavant considéré comme une «saison morte».

Personnel déjà en place

Pour la première fois en quatre ans, Patrice Boire, le directeur des ressources humaines de Ski Saint-Bruno, a déjà tout son personnel, soit environ 175 personnes, pour commencer la saison.

«Au 30 octobre, on avait embauché tous nos gens pour la cafétéria, les remonte-pentes et la conciergerie. Parmi eux, il y a des travailleurs saisonniers inquiets qui ne pouvaient se placer sur l’assurance-emploi cette année, comme c’était leur habitude», précise M. Boire.

Une trentaine de ces employés sont affectés à l’équipe technique de fabrication de la neige. Ils ont reçu une formation très spécifique il y a quelques jours.

Ski Saint-Bruno, qui employait en majorité des étudiants dans le passé, se tourne de plus en plus vers les travailleurs saisonniers.

«On a des ententes avec d’autres entreprises saisonnières. Il y a également davantage de personnes âgées. On fait des efforts là-dessus», dit M. Boire.

 

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