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Voie réservée

Le PQ veut convaincre les citoyens de faire le choix de l’autobus

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C’est en voyant les autobus filer dans les voies réservées que les automobilistes de Québec coincés dans les embouteillages opteront pour le transport en commun, croit le gouvernement Marois.

C’est du moins ce que le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, a laissé entendre, mardi, en confirmant qu’une voie réservée sera éventuellement aménagée sur l’autoroute Henri-IV.

«Il y en aura sur Henri-IV, ça c’est sûr», a déclaré le ministre Gaudreault, lorsque questionné à ce sujet en marge du caucus de son parti.

«La voie réservée, c’est la voie de l’avenir», avait indiqué, un peu plus tôt, sa collègue ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Agnès Maltais, sur les ondes de RadioX.

«Autant que faire se peut», le ministre des Transports veut convaincre un maximum de Québécois de faire le choix de délaisser leur voiture au profit de l’autobus.

«Je ne veux pas forcer personne à monter dans les autobus, je veux faire en sorte que les gens constatent, quand ils sont dans le trafic, que les voies réservées vont plus vite», a-t-il expliqué.

Et ce ne sont pas les autobus vides du Réseau de transport de la Capitale qui le feront changer d’idée.

«Si les autobus sont vides, bien maintenant, ça veut dire qu’il y a de la place, il y a de la capacité pour aller dans les autobus», a fait valoir M. Gaudreault.

Invitation refusée

Au député caquiste Éric Caire, qui l’avait invité, la veille, à faire un tour de fourgonnette avec lui et ses enfants aux heures de pointe, Sylvain Gaudreault a rappelé que la CAQ avait pourtant accordé une grande place aux voies réservées dans sa plate-forme électorale, l’an dernier.

À cela, M. Caire a précisé, mardi, qu’il n’a jamais été question d’autoroutes.

Selon le député de La Peltrie, l’ajout d’une voie réservée sur Henri-IV est «une très grave erreur» de la part du ministre Gaudreault. «Je ne crois pas que les gens de Québec vont lui pardonner», prédit M. Caire. Comme la CAQ, le maire de Québec, Régis Labeaume, a rappelé qu’aucun autobus n’emprunte cette autoroute à l’heure actuelle.

«Et on ne refera pas notre réseau (au RTC)», a prévenu le maire, que l’on sait déjà opposé à cette future voie réservée.

— Avec la collaboration de Taïeb Moalla

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