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Au cœur du brasier

Un nouveau Christian Bale

Au cœur du brasier
Courtoisie

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On pourrait penser qu’après avoir incarné Batman dans trois films, Christian Bale aurait cherché un rôle plus léger. Mais il n’en est rien puisqu’il plonge en plein drame dans Au cœur du brasier, du réalisateur Scott Cooper. «Je n’ai jamais eu de plan de carrière», a indiqué l’acteur de 39 ans...

BEVERLY HILLS | On pourrait penser qu’après avoir incarné Batman dans trois films, Christian Bale aurait cherché un rôle plus léger. Mais il n’en est rien puisqu’il plonge en plein drame dans Au cœur du brasier, du réalisateur Scott Cooper.

«Je n’ai jamais eu de plan de carrière», a indiqué l’acteur de 39 ans, dont l’accent britannique surprend toujours puisqu’il l’a rarement utilisé au grand écran.

«Je suis du genre à ne voir que ce qui est devant moi et à me demander si ça m’intéresse, si ça m’appelle. Si oui, alors c’est génial et j’embarque.»

Le rôle qui a suscité son intérêt est celui de Russell Blaze, un ouvrier stoïque d’une aciérie de Braddock, en Pennsylvanie, dont la vie bascule brutalement. Au cœur du brasier est à ce point cru qu’on a l’impression que Crazy Heart, l’œuvre précédente du cinéaste, saluée par les critiques et récompensée aux Oscars, était une gentille petite histoire «country».

Bien que Christian Bale maintienne qu’il n’a pas de plan de carrière quand il choisit ses rôles, il semble attiré par les histoires et les personnages intègres, qui ne cachent rien d’eux comme ceux qu’il a incarnés dans Psychose américaine, Secours à l'aube ou encore Le coup de grâce, pour lequel il a remporté l’Oscar du meilleur acteur de soutien.

Le scénario de Scott Cooper l’a impressionné au départ, mais Christian Bale a tout d’abord refusé le rôle parce qu’il était sur un autre plateau de tournage et ne parvenait pas à aménager son emploi du temps. Un jour, il a appelé Scott Cooper pour lui souhaiter bonne chance avec le projet, pensant qu’un autre acteur avait déjà été embauché.

«Je lui ai demandé qui il avait choisi et il m’a répondu: “Je te l’ai dit, tu es le seul avec qui je ferai ce film”. Du coup, je lui ai signalé que j’avais trois mois de libres et nous avons tourné en 27 jours.»

SUR LES LIEUX

Le fait que le cinéaste ait choisi de tourner le long-métrage à Braddock, une ville d’aciéries située dans les Appalaches, douloureusement frappée par des années de crise économique, a aidé Christian Bale et ses covedettes, dont Casey Affleck, Willem Dafoe, Zoe Saldana, Forest Whitaker et Woody Harrelson, à entrer rapidement dans la peau de leurs personnages.

«Se trouver au véritable endroit, rentrer dans l’aciérie, apprendre l’accent et rencontrer les habitants de la ville fait toute la différence. On n’a pas l’impression de jouer la comédie. On a l’impression d’être soi-même et que c’est un processus naturel», a commenté l’acteur.

Quand un acteur — Woody Harrelson en l’occurrence — fait des compliments à Christian Bale, ce dernier ne semble pas les accepter facilement. Après que Woody Harrelson eut indiqué qu’il était «l’un des plus grands acteurs», Christian Bale a rétorqué: «Je respecte Woody énormément, mais il a complètement tort. Tout ce qui s’est produit pendant le tournage est venu naturellement».

Parions néanmoins que le public se rangera du côté de Woody Harrelson et plébiscitera Christian Bale au moment de la saison des prix cinématographiques.

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