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Une vérité si délicate

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Cinquante ans après la publication de L’Espion qui venait du froid, John Le Carré signe un vingt-troisième roman qu’on recommande chaudement.

Si l’ouverture du nouveau roman de John Le Carré ne démarre pas aussi rondement qu’on l’aurait souhaité, elle ne manque quand même pas de piquant: en 2008, sur le rocher de Gibraltar, une sulfureuse mission de contre-terrorisme ayant pour nom de code «Wildlife» est sur le point d’être lancée. Fergus Quinn, l’ambitieux secrétaire d’État du Foreign Office, a en effet organisé en douce l’enlèvement d’un dangereux acheteur d’armes djihadiste sans jamais s’en rapporter au 10 Downing Street. Un commando britannique et des mercenaires américains à la solde d’une société militaire privée sont déjà sur place et tous attendent les directives de Paul Anderson. Mais dans la vraie vie, ledit Paul Anderson ne connaît rien à rien aux services secrets. Il a d’ailleurs justement été choisi pour ça, Quinn recherchant «un brave bourrin au CV bien terne qui peut encore servir une fois avant la retraite»… De fait, Paul s’acquittera à merveille de sa tâche et quelques heures plus tard, tout sera terminé.

EXCELLENT THRILLER

C’est là que l’histoire commence vraiment. Car à l’instar de Toby Bell, le jeune diplomate britannique qui sert et conseille Fergus Quinn, on découvrira peu à peu que l’opération Wildlife a été un véritable fiasco. Et Paul Anderson, qui a entretemps repris sa véritable identité pour couler des jours tranquilles en Cornouailles aux côtés de sa femme, finira fatalement par l’apprendre aussi.
Reste à savoir ce que ces deux hommes feront de cette vérité si délicate...
Avec cet excellent thriller qui ne manque pas d’humour, John Le Carré nous permet de découvrir le nouveau visage de l’espionnage.

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