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L'investissement immobilier à Québec

Un appartement ou un condo­?

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Cette question ressemble en plusieurs points à cette phrase anglaise emblématique du théâtre qui constituait l’ouverture de la célèbre tirade de Hamlet, dans la pièce de Shakespeare: «Être ou ne pas être.»

Cette question ressemble en plusieurs points à cette phrase anglaise emblématique du théâtre qui constituait l’ouverture de la célèbre tirade de Hamlet, dans la pièce de Shakespeare: «Être ou ne pas être.»

Au début des années 2000, à la suite de la vente de leur résidence, plusieurs baby-boomers et retraités ont décidé d’acheter des copropriétés afin de faire fructifier leur capital. Cette décision les a bien servis puisque l’immobilier a connu une décennie flamboyante de 2000 à 2010. Peu de logements neufs sont arrivés sur le marché entre 1990 et 2005, mais le marché locatif est plus actif depuis cinq ans. Avec le ralentissement récent du marché des copropriétés résidentielles, le logement neuf a la cote. Logisco, Beaudet & Saucier, Immeubles Roussin et Huot ont redéfini le portrait du marché locatif à Québec, principalement dans le secteur Lebourgneuf et à Sainte-Foy.

Offre variée

De nos jours, l’offre de logements neufs est intéressante et variée. On n’a qu’à regarder à l’intersection de l’avenue Chauveau et du boulevard Robert-Bourassa. À Sainte-Foy, où l’on retrouve le nouveau centre-ville d’affaires de Québec, les logements neufs construits au cours des deux dernières années trouvent preneurs plus rapidement que les copropriétés.

La clientèle visée: les gens qui ne désirent plus gérer d’actifs. Qui sont-ils? Les retraités qui passent la moitié de leur temps au chalet ou dans les pays chauds. Ceux qui ont horreur de la réunion annuelle des copropriétaires. Ceux à qui les appels de fonds, communément appelé les cash calls pour réparations majeures, créent de l’urticaire: «C’est dommage, mais le fonds de prévoyance est insuffisant pour réparer ça!»

Appartements luxueux

La bonne performance du marché locatif amènera-t-elle un promoteur à se lancer dans l’offre de logements de luxe, des appartements qui commandent un loyer mensuel variant de 1750 $ à 2250 $? Ce type de produit est offert dans la plupart des marchés canadiens. N’en déplaise à certains, bien que plusieurs les annoncent, les logements de luxe sont inexistants à Québec. On parle ici d’appartements avec planchers de bois franc, comptoir en granit et robinetterie de marque, le tout dans un bâtiment offrant certains services et des aires communes haut de gamme.

Plusieurs jeunes retraités attentent ce type de produit, qui devra, de toute évidence, être situé dans un endroit stratégique, près des services et des adresses branchées.

Qui sera le premier à oser?

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