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Sauvons M. Banks

La petite histoire d’un grand Walt Disney

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Un jour, Walt Disney a promis à ses filles qu’il adapterait le livre Mary Poppins au grand écran. Mais il n’imaginait pas qu’il allait mettre 20 ans à obtenir l’aval de l’auteure, P.L. Travers! Tom Hanks et Emma Thompson se donnent la réplique dans ce film taillé sur mesure pour le temps des Fêtes…

Un jour, Walt Disney a promis à ses filles qu’il adapterait le livre Mary Poppins au grand écran. Mais il n’imaginait pas qu’il allait mettre 20 ans à obtenir l’aval de l’auteure, P.L. Travers! Tom Hanks et Emma Thompson se donnent la réplique dans ce film taillé sur mesure pour le temps des Fêtes…

Sauvons M.Banks – le monsieur Banks en question est le père de la famille que Mary Poppins vient aider – est donc une plongée dans l’univers de P.L. Travers (Emma Thompson) et de Walt Disney (Tom Hanks) au cours de deux semaines, 15jours pendant lesquels l’écrivaine britannique est allée à Los Angeles pour travailler avec les scénaristes de Mary Poppins.

«Au moment où il a fait Mary Poppins, Walt Disney était au sommet de sa carrière. Il avait créé l’art des films d’animation et inventé Disneyland, et il était un mélange étrange de créateur, d’industriel, d’homme d’affaires et de rêveur. Cela veut dire qu’il avait, à ce moment-là, le luxe incroyable de pouvoir tomber amoureux des projets qu’il voulait mettre en scène. Il avait appris à faire de ses rêves une réalité. Quand il a rencontré P.L. Travers, cette femme qui se moquait éperdument de toutes ses réalisations, il a été complètement décontenancé», a détaillé Tom Hanks, en parlant du long-métrage aux médias.

L’acteur de 57ans avait lu une biographie de Walt Disney alors qu’il n’était qu’un jeune comédien au chômage et il se souvient encore de l’émission de télévision du père de Mickey Mouse, The Wonderful World of Disney, qui était diffusée les dimanches soirs.

«C’était quelque chose quand Walt Disney parlait d’un nouveau manège ou d’une nouvelle attraction qui allait ouvrir à Disneyland. C’était la plus belle heure de télévision. Il décrivait quelque chose que nous ne verrions que si nous avions énormément de chance. C’était absolument magique!»

Dans la peau de Walt…

Tom Hanks a incarné bon nombre de personnages – réels ou imaginaires – iconi­ques, de Forest Gump à l’astronaute Jim Lovell en passant par un avocat gai atteint du sida ou par le capitaine Phillips, qui a pris l’affiche il y a quelques semai­nes. Nommé cinq fois aux Oscars et récipiendaire de deux statuettes, il est l’acteur dont les films ont engrangé le plus d’argent au box-office mondial avec des revenus totaux de 8,5 milliards $!

Pourtant, le rôle de Walt Disney lui a posé quelques difficultés. «Il est extrêmement complexe de donner vie à un personnage aussi connu et reconnaissable que Walt Disney. Rien n’est simple dans le fait de devoir lui ressembler. [Rires] Il y a un aspect presque mathématique dans ce rôle, dans le travail d’apprendre la cadence de ses paroles et son accent du Midwest américain. J’ai travaillé avec une femme qui s’appelle Jessica Drake, qui m’a permis de trouver la voix de plusieurs de mes personnages. En fin de compte, il faut simplement avoir la foi. Ce n’est pas facile, mais quand on y arrive, ce n’est pas dur.»

Quant à sa scène préférée du film, outre la première rencontre entre Walt Disney et P.L. Travers, c’est évidemment celle qui lui a rappelé ses souvenirs d’enfance. «J’ai eu la possibilité d’incarner Walt Disney quand il fait son émission de télévision et qu’il parle à la fée Clochette. C’est un rêve d’enfant!»

L’Anglaise acariâtre…

Sauvons M.Banks montre, par une série de retours en arrière, les raisons pour lesquelles P.L. Travers (Emma Thompson) ne parvient pas à «laisser aller» l’histoire et le personnage de Mary Poppins, cette gouvernante dotée de pouvoirs magiques qui vient en aide à une famille britannique.

Élevée en Australie, fille d’un père merveilleux, mais alcoolique et incapable de garder un emploi, l’auteure s’est rapidement réfugiée dans un monde complètement imaginaire.

«P.L. Travers et Walt Disney ont tous deux eu une enfance difficile. Walt Disney avait un père violent et abusif, qu’il aimait beaucoup, et P.L. Travers avait un père alcooli­que et psychologiquement abusif, qu’elle aimait énormément. Ils étaient tous deux des enfants blessés et ils ont porté ces blessures pendant toute leur vie, mais ils les ont gérées d’une manière totalement différente», a indiqué l’actrice.

«Si vous regardez l’affiche du film, on y voit Walt Disney et P.L. Travers, et leurs ombres sont celles de Mary Poppins et de Mickey Mouse. Il y a une vérité immense contenue dans cette image. À mon avis, la création de ces deux personnages a été primordiale pour la survie de ces deux individus. Ce sont ces personnages qui ont rendu le monde environnant suffisamment sûr pour les deux enfants blessés contenus à l’intérieur de ces deux adultes.»

Comme l’a fait remarquer Emma Thompson, «il a fallu 20ans pour que le film Mary Poppins soit réalisé et qu’elle vende ses droits. L’histoire n’a rien de romantique. Ce n’est que par nécessité économique, parce qu’elle était une femme seule, sans mari, qu’elle ne voulait pas perdre la maison qu’elle aimait, qu’elle a accepté que le film soit réalisé.»


  • Sauvons M.Banks prend l’affiche partout au Québec le 20 décembre.
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