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Politique | Québec

Québec accuse un déficit de pollution

Tornade
© Les archives Mini Tornade à Saint-Chrysostome en Montérégie

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Malgré son ambition de réduire de 25% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020, le Québec accuse en 2013 un lourd déficit de 12 mégatonnes de dioxyde de carbone.

Même s’il atteignait son objectif, le déficit carbone du Québec continuerait de se creuser de 11 mégatonnes (une mégatonne équivaut à 1 million de tonnes) de CO2 par année, prévient l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) dans un rapport rendu public mercredi. La cible est donc insuffisante, selon l’IRIS.

Pour calculer le déficit carbone, l’IRIS utilise le maximum d’émissions de GES (budget carbone) qu’un État ne doit pas dépasser s’il veut éviter de participer un réchauffement climatique dépassant 2 degrés Celsius. Ce maximum a été établi par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) lié à L’ONU pour éviter un dérèglement climatique.

Pour le Québec, le maximum souhaitable des émissions de GES en 2013 est de 46,7 mégatonnes tonnes. Or le Québec aura émis 58,6 mégatonnes de GES en 2013, pour un déficit carbone à 11,9 mégatonnes. «Au Québec, le bilan d’émissions s’établit à 10,4 tonnes par habitant, plus du double de la moyenne mondiale (4,9 tonnes par habitant), constate l’IRIS (...) Le déficit carbone structurel implique que le Québec consomme beaucoup plus que sa juste part de l’espace atmosphérique terrestre.»

À l’échelle planétaire, le GIEC a établi à 1340 milliards de tonnes le plafond des émissions à ne pas dépasser entre 2000 et 2100 pour éviter un réchauffement supérieur à 2 degrés Celsius. Dépasser cette limite risque de rendre la planète plus hostile avec la multiplication d’évènements météorologiques extrêmes, prévient l’IRIS. «Au Québec, on pourrait s’attendre à des crues printanières plus fortes, à des feux de forêts plus imposants.»

Le rapport de l’IRIS a fait réagir les groupes voués à la protection de l’environnement. «Il n’y a pas de demi-mesure possible si nous voulons éviter les changements climatiques catastrophiques sur la planète: il faut radicalement réduire l’empreinte carbone sur notre économie», a déclaré Alain Brunel de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA).

 

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