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Éducation | Tricherie

Un enseignant tricheur passe un examen à la place de son ami

Un enseignant tricheur passe un examen à la place de son ami
Photo d'archives

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Un chargé de cours de l’Université de Montréal s’est retrouvé devant la justice pour tricherie, après s’être fait passer pour un étudiant lors d’un examen.

Mark Test était loin de se douter que les conséquences allaient être aussi graves lorsqu’il a accepté de dépanner un ami en passant un examen à sa place.

Il a été accusé au criminel pour avoir représenté faussement un autre à un examen, avoir possédé de fausses pièces d’identité et employé un document contrefait. Il a finalement obtenu l’absolution inconditionnelle la semaine dernière à la Cour municipale de Montréal.

Céder à la pression

Les événements remontent au 15 septembre 2011. Le jeune homme de 26 ans était alors chargé de cours au Département de mathématique de l’Université de Montréal. S’il s’est présenté à un examen à la place d’un étudiant, c’est en fait pour dépanner son colocataire et ami, Moustapha Ali Hassan, a expliqué l’accusé lors de son témoignage à la Cour.

«Il avait échoué à ce cours dans le passé. Il était en train de me convaincre que s’il échouait encore, il allait être renvoyé du programme, mais aussi du pays parce qu’il était étudiant étranger», a-t-il rapporté.

Étudiant à la maîtrise en ingénierie financière à HEC, Mark Test est très doué pour les études. Il a en effet obtenu des mentions d’excellence dans ses cours, en plus d’avoir une cote de rendement scolaire qui frôle la perfection.

Grave erreur

Sans même s’être fait offrir de l’argent, il a fini par «céder à la pression» et il s’est rendu faire l’examen. Avec une photo trouvée dans son ordinateur, son ami lui a confectionné de fausses cartes d’identité.

«C’était la pire erreur que j’ai faite dans ma vie parce que les conséquences ont été dévastatrices, vraiment», a-t-il dit.

La surveillante de l’examen a vite réalisé que les pièces d’identité étaient falsifiées. Deux mois après avoir terminé le contrôle de session, l’accusé a reçu une lettre de l’Université l’avisant qu’il faisait face à des accusations pour avoir triché.

Le jeune homme a ensuite perdu son poste de chargé de cours. À l’école des HEC, affiliée à l’Université de Montréal, on lui a aussi indiqué qu’il ne recevrait pas son diplôme pour la maîtrise qu’il complète présentement. Et les autres étudiants et enseignants ont vite été mis au courant.

«J’ai appris qu’il faut prendre conscience des conséquences de nos gestes, a-t-il dit. Je regrette maintenant. J’ai honte.»

Le juge Jacques Ghanime de la Cour municipale lui a donné une absolution inconditionnelle, puisque l’accusé aurait été incapable de se trouver un emploi s’il avait hérité d’un dossier criminel.

Des mesures pour éviter la tricherie


Interdiction d’avoir un cellulaire sur soi et/ou à portée de main
Ne rien avoir sur son bureau hormis sa copie d’examen et son crayon
Laisser son sac d’école et ses effets personnels à l’avant de la classe
Avoir une distance entre les étudiants
Présenter sa carte d’étudiant avant et après l’examen
Un seul étudiant à la fois peut aller à la salle de bains
Un ou plusieurs surveillants dans la classe
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