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Présence de nickel dans l’air

Québec durcit le règlement sur la présence de nickel dans l’air

Hélène Lauzon
Photo les archives La présidente du CPE, Hélène Lauzon.

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Québec resserre la norme de présence de nickel dans l’air, au risque de placer le Port de Québec et les compagnies minières et de transport dans l’illégalité, craint le Conseil patronal de l’environnement (CPE).

«Ils rendent la norme sur le nickel beaucoup plus sévère», constate la présidente du CPE, Hélène Lauzon. Le règlement précédent adopté en juin 2011 permettait la présence de 12 nanogrammes (ng) de nickel par mètre cube d’air mesurable sur une période d’un an. Le nouveau règlement adopté cette semaine porte la norme à 14 ng par mètre cube d’air mesurable sur une période de 24 heures.

La nouvelle norme constitue «un seuil presque impossible à respecter. Les entreprises ne savent pas comment elles y arriveront, expose Hélène Lauzon. On sera obligés de mesurer la présence de nickel toutes les 24 heures. C’est toute l’industrie des mines qui est en cause. En plus, le gouvernement demande de faire de la transformation», déplore la présidente du CPE. La norme de 12 ng calculée sur un an permettait aux entreprises d’avoir des épisodes de dépassement, puis de s’ajuster en cours de route, puisqu’elles devaient présenter une moyenne annuelle, explique Mme Lauzon.

L’obligation de mesurer la concentration de nickel toutes les 24 heures élimine la possibilité de dépassement et enlève toute marge de manœuvre aux entreprises.

Levée de boucliers

Le nickel transite des gisements miniers du Nord-du-Québec et du Labrador vers le port de Québec, puis vers les usines de transformation situées l’extérieur. À Québec, la présence de nickel dans l’air a soulevé une levée de boucliers dans le secteur Limoilou, où les concentrations ont déjà dépassé quatre fois la norme et porté atteinte à la santé publique.

L’Administration du port de Québec (APQ) a accepté d’améliorer les procédés de transbordement, sans toutefois reconnaître la juridiction du gouvernement du Québec sur ses activités. L’APQ s’est d’ailleurs adressée aux tribunaux pour se soustraire à la Loi québécoise sur la qualité de l’environnement. Il n’a pas été possible de parler au ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet.

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