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Le rapport est volumineux, plus de 140 pages décrivant un événement qui a duré moins d’une minute. J’en retiens 3 recommandations qui, bien belles sur papier, risquent de ne pas faire l’unanimité et d'être difficiles à appliquer.

Le rapport est volumineux, plus de 140 pages décrivant un événement qui a duré moins d’une minute. J’en retiens 3 recommandations qui, bien belles sur papier, risquent de ne pas faire l’unanimité et d'être difficiles à appliquer.

La première traite du désengagement des policiers dans un cas qui risque de dégénérer. Un peu comme dans une poursuite policière, parfois, il vaut mieux prendre un pas de recul ou même abandonner l'intervention, quand elle devient risquée. Pas toujours évident, pour un policier.

Aux yeux de plusieurs d'entre eux, cela signifie ni plus ni moins qu’à leur demander de fermer les yeux et de ne pas intervenir lors de certaines infractions. Ils ont un travail à faire, après tout. Je pose la question : jusqu’où devrons-nous les limiter dans leurs actions ?

La seconde recommandation qui me fait sourciller est celle concernant l’éducation des jeunes du secondaire à comment réagir devant d’intervention policière. Enfin quelqu’un qui suggère non seulement aux policiers, mais ici aux futurs citoyens des mesures pour empêcher qu’un conflit dégénère. Une question de mieux se comprendre.

La dernière est celle où le coroner invite le SPVM à enseigner comment traiter avec les communautés culturelles. Ça veut dire quoi ça, au juste ? Les policiers devront-ils traiter les gens selon la couleur de leur peau ?

Le coroner a apporté des réponses, mais engendre aussi des questions...

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