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Drame familial

Enfant mort : un couple de Saint-Thomas fuit le cauchemar de leur fils décédé en installant les décorations de Noël

Tommy Desaulniers et Sandra Lafrenière sont avec leur fils Ély
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Le temps des Fêtes ne sera peut-être plus jamais synonyme de bonheur pour les parents du petit Ély, 2 ans, qui a perdu la vie dans un bête accident alors que la petite famille installait leurs décorations de Noël.

Cette année, il n’y aura pas de rire d’enfant et de cadeau sous le sapin de Sandra Lafrenière et Tommy Desaulniers. Deux semaines après le drame, le couple de Saint-Thomas a choisi de déserter leur maison et leur village pour fuir le cauchemar.

«On a besoin de se changer les idées, explique la mère affligée. Ça ne nous tente pas de rester ici pendant le temps des Fêtes parce que la maison est beaucoup trop grande.»

L’accident s’est produit le 1er décembre. Après avoir commencé à décorer le sapin, la famille était sortie à l’extérieur pour décorer la maison. M. Desaulniers avait alors placé son camion devant la porte d’entrée de la maison pour pouvoir grimper dessus et suspendre des guirlandes sous l’appentis.

Une fois le travail terminé, il a voulu replacer son véhicule. Pensant que son fils était reparti avec sa conjointe, il a avancé sans prendre garde. Ce n’est que lorsqu’il a senti une bosse sous sa roue que le doute a germé dans son esprit. Il a alors fait l’effroyable découverte de son fils étendu sous le camion. Le pneu lui avait roulé sur la tête, mais il n’avait presque aucune blessure apparente.

Le père s’est alors précipité sur le petit corps et l’a transporté dans la maison pour lui faire les manœuvres de réanimation. «Il a recommencé à respirer, raconte M. Desaulniers. Nous étions soulagés et nous avions beaucoup d’espoir même si on pensait aussi au pire. Nous étions en mode survie.»

Drame avant Noël

Pendant son transport, les ambulanciers ont dû réanimer Ély de nouveau. Arrivé à l’Hôpital Sainte-Justine, les médecins ont tenté de stabiliser son état de santé, mais il perdait trop de sang. Après l’avoir maintenu en vie artificiellement pendant deux heures, ils ont finalement informé la famille qu’il n’y avait plus rien à faire. La température de son corps chutait si rapidement, qu’il ne pouvait même pas donner ses organes. «Voir notre enfant respirer avec une machine, ça nous brisait le cœur», affirme M. Desaulniers.

Avec le support de sa conjointe, M. Desaulniers a chassé son sentiment de culpabilité et a pris conscience qu’il n’aurait rien pu faire pour éviter l’accident.

«Nous étions de merveilleux parents, j’en suis sûr. Nous encadrions bien notre fils, mais ça court vite, un enfant. C’est un accident et il faut maintenant passer à autre chose. Ça ne me donne rien de m’apitoyer sur mon sort», conclut le père.

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