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Déjà du passé

Bloc Guay

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Ma victoire de la semaine dernière à Val Gardena m’a fait le plus grand bien, mais je ne veux pas trop m’emballer. C’est déjà du passé pour moi.

Ma victoire de la semaine dernière à Val Gardena m’a fait le plus grand bien, mais je ne veux pas trop m’emballer. C’est déjà du passé pour moi.

Le lendemain, j’étais déjà en train de penser à la descente de Bormio de demain. Évidemment, cette victoire est excellente pour la confiance, mais je connais assez bien mon sport pour savoir que les scénarios peuvent changer rapidement, d’autant plus que la piste de Bormio est nettement différente. C’est beaucoup plus abrupt et le parcours exige plus de technique.

Je sais que ça va être dur. En début de semaine, la météo prévoyait de la pluie au bas du parcours et plus de 50 cm au haut. La météo est parfois bizarre ici. Je me suis préparé à affronter n’importe quelle condition.

Le plaisir de la victoire

Je ne peux pas oublier, par contre, tout le plaisir qui accompagne une victoire. C’est quelque chose d’accéder au podium, mais gagner procure une satisfaction supérieure, surtout dans un sport très compétitif comme le nôtre.

Val Gardena m’a permis d’égaler la marque de 20 podiums en Coupe du monde que je partage avec Steve Podborski, mais, encore une fois, je préfère ne pas penser au 21e. Je sais trop bien qu’il faut continuer à travailler et à s’appliquer aux petits détails et que c’est le seul moyen pour espérer obtenir de bons résultats.

Retour à la normale

Nos résultats à Val Gardena ont redonné de l’énergie à l’équipe canadienne. Les trois tops 10 qu’on a obtenus à la descente, Jan Hudec, Manuel Osborne-Paradis et moi, en plus de la deuxième position de Jan et de ma sixième au super-G, nous ont dégourdis. Revoir des Canadiens à ces positions démontre qu’on est relancés.

Je présume aussi que c’est l’impression qu’on a laissée chez les autres skieurs sur le circuit, même si je n’ai pas eu la chance de croiser d’autres gars au lendemain de ma victoire. La plupart avaient déjà pris la route pour le slalom d’Alta Badia ou étaient déjà rentrés à la maison pour Noël.

À tous le moins, nos podiums ont des effets sur le développement de l’équipe canadienne masculine de vitesse. Jusqu’à maintenant, on semble épargnés par d’éventuelles coupures. On entend toutes sortes de rumeurs sur la situation budgétaire de l’ensemble de l’équipe. Le peu de résultats avec l’équipe de slalom nous indique qu’il est difficile de signer des ententes avec de nouveaux commanditaires.

Le « Québec Power »

La première moitié de saison a donné des résultats encourageants pour le ski québécois. Nos skieuses évoluant à la Coupe du monde vont très bien, à commencer par Marie-Michèle Gagnon et Marie-Pier Préfontaine, sans compter les jeunes Brittany Phelan et Mikaela Tommy qui s’en viennent.

Il y a aussi de bons jeunes Québécois dans l’équipe canadienne de développement. C’est encourageant pour le futur. Ça veut dire qu’il y a du bon personnel d’encadrement au Québec qui continue de produire.

 

— Propos recueillis par Alain Bergeron

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