/spsections/sotchi
Navigation

La soirée du hockey

Bloc Maltais

Coup d'oeil sur cet article

Ma passion pour les sports d’hiver et mon bonheur du temps des Fêtes se marient bien pour une activité traditionnelle: un match de hockey à la patinoire extérieure de Petite-Rivière-Saint-François, le soir du 31 décembre.

Ma passion pour les sports d’hiver et mon bonheur du temps des Fêtes se marient bien pour une activité traditionnelle: un match de hockey à la patinoire extérieure de Petite-Rivière-Saint-François, le soir du 31 décembre.

Comme dans toutes les familles, nous avions à une certaine époque un gros party avec les oncles, tantes, cousins et cousines, mais nos habitudes ont changé depuis que mes grands-parents n’y sont plus.

Depuis quelques années, on a adopté une autre tradition: dans la soirée du 31, on se réunit à la patinoire du village. C’est souvent le même monde.

Une de mes amies d’enfance arrive avec sa famille, il y a des voisins, des cousins et des cousines. On apporte du champagne et des gâteaux. On improvise des matchs et il ne manque jamais de joueurs.

C’est chaque fois un plaisir renouvelé.

Quand il fait -15 ou -20° C, j’enfile mes patins, je mets mon casque de snowboard pour ne prendre aucun risque et je m’en vais à la patinoire.

Généralement, il y a déjà des enfants du village qui y sont. J’ai toujours joué au hockey quand j’étais jeune et j’ai quelques photos pour me le rappeler. Sur l’une d’elles, j’ai 4 ans, j’ai aux pieds des patins avec des roues et je porte un chandail du Canadien...

Une pile de dossards

La composition des équipes ne se fait pas différemment que pour n’importe quel match improvisé au Québec. On dépose les bâtons au centre de la patinoire et on les sépare d’un côté et de l’autre.

J’apporte avec moi une pile de dossards déjà portés en courses et que j’ai conservés au fil de ma carrière internationale. Je réserve surtout les jaunes et les blancs, ce qui permet de bien différencier les deux équipes.

Identifier les joueurs avec deux couleurs, je dirais que c’est une bonne idée. Personnellement, c’est bon pour moi parce que j’ai tendance à jouer la tête basse!

Un double-échec surprise!

On se fait quelques matchs, mais ça avait un peu mal tourné, il y a deux ans.

Bien involontairement, il y a un gars qui a servi un double-échec à une «matante». Puis, une de mes amies s’est fait «rentrer» dans la bande, encore là sans le vouloir, gracieuseté d’un gars du village. Mettons que ça avait arrêté le plaisir un peu!

On joue encore, mais on interdit les contacts physiques. Avec raison. On s’organise aussi des concours d’habiletés.

Le bonheur se prolonge quand on revient ensuite à la maison avec la sensation de s’être dépensés, qu’il fait -20 degrés à l’extérieur, et qu’on s’allume un feu au salon. J’adore passer les Fêtes à la maison.

Je me souviens toutefois d’une année où j’étais à Bad Gastein, en Autriche, le soir du 31 décembre. Voir des gens monter sur les toits pour lancer des feux d’artifice, j’avoue que, ça aussi, c’était magique...

 

— Propos recueillis par Alain Bergeron

Commentaires