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Harvey ne laisse plus de doutes

Alex Harvey
© AFP

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Qu’il participe ou non à l’ultime montée en souffrances de demain, Alex Harvey quittera le Tour de ski sur une certitude: il appartient au cercle restreint des prétendants aux podiums olympiques de Sotchi.

Sa troisième place à la poursuite du 35 kilomètres d’hier, jouée sous le soleil et sur des conditions idéales entre Cortina et Toblach, atteste d’un niveau de forme que le skieur québécois n’avait encore jamais atteint à cette période-ci d’une saison. Une semaine après avoir remporté le prologue, c’est ce même gars de Saint-Ferréol qui occupe ce matin le troisième rang du classement général.

«Dans les années antérieures, il fallait que je me batte pour espérer demeurer dans le groupe de tête. Cette année, il n’y a pas eu une seule journée où je me suis senti fatigué», nous a avoué l’athlète de 25 ans, joint alors qu’il récupérait dans l’autocar de luxe loué par l’équipe canadienne en route vers Val di Fiemme.

«Cette étape avait toujours été vraiment difficile pour moi, mais pas cette fois-ci. J’étais en contrôle tout le long. Il me restait même de l’énergie à la fin pour dépasser dans les 200 derniers mètres Halfverson (le Suédois qui termine quatre secondes derrière lui). Il y a une grande rivalité entre lui et Northug, qui sont considérés depuis deux ans comme les deux meilleurs finisseurs en Coupe du monde. Réussir à me glisser entre les deux comme je l’ai fait démontre que je suis dans le coup», s’est réjoui Harvey, qui obtient ainsi son troisième podium en cinq épreuves depuis le début de ce Tour.

Conspiration norvégienne

Troisième à s’élancer au départ de cette poursuite, le Québécois n’a pu rallier à sa cause un groupe de six autres concurrents qui se sont résignés à laisser Martin Johnsrud Sundby peiner en solo pour conserver son statut de meneur au classement général. Sachant ses compatriotes Petter Northug et Chris Jespersen impliqués dans le peloton de chasse, le Norvégien comptait sur des complices à l’arrière pour mieux filer seul dans les bois.

«Dans les portions de montée qui durent plus de 16 kilomètres, Northug a joué son jeu normal dans les circonstances en restant à l’arrière. À la fin de la montée, on avait presque une minute et 30 secondes de retard sur Sundby, alors j’ai l’impression que les entraîneurs norvégiens ont crié à Northug et Jespersen que c’était assez et qu’il fallait plutôt augmenter le rythme. Le groupe derrière nous commençait à s’approcher», raconte Harvey qui, en raison des bonifications du jour, a vu son écart de 35 secondes avant le départ passer au double après la course.

Cauchemar en vue

Le séjour au cœur des Dolomites se poursuit avec un départ individuel de 10 kilomètres en style classique, ce matin. La météo annonçait une jolie bouillie: 30 centimètres de neige mêlés avec de la possible pluie.

«Un cauchemar pour tout le monde et personne n’aura des skis parfaits. Il sera important de bien assister les farteurs avant le départ», prévoyait-il.

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