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Une résolution radicale

Zone libre résolution de Kim
Illustration Christine Lemus Les résolutions ne servent pas à nous faire rêver. Elles nous ramènent à l’essentiel. Aux petites choses.

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C’est l’après-temps des Fêtes! Comme la majorité d’entre vous, j’ai trop mangé, trop bu, trop fêté. Résultat: j’ai pris 10 livres, je ne me suis pas reposée du tout et je frôle le coma éthylique. Mon foie ne me trouve pas drôle et mon cerveau me répète sans arrêt: «On n’était pas supposés dormir, nous autres?»

Mais j’ai quand même tenu mes promesses, j’ai passé du temps en famille, j’ai vu mes amis, j’ai marché dehors DANS LA NEIGE, malgré ma haine de l’hiver et du froid, et j’ai même fait des CUPCAKES en forme de «Petit renne au nez rouge». J’étais possédée par l’esprit des Fêtes, la musique de Noël dans le tapis.

Maintenant, il ne me reste qu’à me trouver des résolutions pour 2014.

Ce qui est fascinant avec les résolutions, c’est qu’on a toutes les mêmes et elles reviennent chaque année.

On les met de côté et on les ressort des boules à mites l’année d’après, en se disant que, cette fois-ci, on réussira à les tenir. Sans succès.

LES PETITES CHOSES

Ces petites résolutions récurrentes que j’entends autour de moi, elles ne sont pourtant pas si exagérées, si irréalistes. Ces petits objectifs de vie qu’on se fixe et qu’on n’atteint jamais.

Les chaumières sont remplies de gens qui souhaitent laisser de côté leurs mauvaises habitudes et améliorer leur qualité de vie. Des petites choses qui, selon nous, feraient toute la différence.

Jamais de: «Cette année, je vais escalader le mont Everest, m’acheter un voilier et m’arranger pour souper avec Obama!»

Non.

Les résolutions ne servent pas à nous faire rêver.

Elles nous ramènent à l’essentiel.

Aux petites choses.

Aux:

«Je vais arrêter de fumer.»

«Je vais arrêter de boire.»

«Je vais lâcher mon iPhone.»

«Je vais travailler plus.»

«Je vais travailler moins.»

«J’apprendrai à dire non.»

«Je vais mettre de l’argent de côté.»

«Je vais passer plus de temps avec mes enfants.»

Et les fameux:

«Je vais perdre 10 livres» et «Je vais payer ma dette de 10 000 $».

Et on échoue.

Parce que le problème, ce n’est ni la cigarette, la bouteille ou le gâteau au chocolat. C’est peut-être autre chose, qui nous rend malheureux, qui nous pousse à retourner à nos vieilles habitudes.

Et on culpabilise. Parce qu’on se dit que si on n’arrive pas à changer de si petites choses, on ne devrait pas se permettre de rêver à plus. Et notre estime de soi en prend un coup.

Et ça cause du stress. Du stress qui décuple parce qu’on manque de temps. Parce que la vie va vite. Et parce qu’entre le métro-boulot-dodo ou le trafic, ou les contrats qui s’accumulent sur le coin du bureau, on n’a peut-être pas le temps de se demander ce qui cloche au fond. Le pourquoi on n’a pas le goût d’aller au gym et qu’on a trop hâte à la pause cigarette.

NE PAS CULPABILISER

Eh bien! commençons par cette résolution. Arrêtons de culpabiliser. Ça donne juste trop envie de remettre le nez dans son iPhone, la face dans le frigidaire, ou de prendre encore un verre de trop. Et c’est peut-être en faisant des choix de vie plus radicaux, comme changer d’emploi ou mettre fin à une relation, qu’on pourra enfin cesser de répéter les mêmes erreurs et se décevoir soi-même chaque année.

Après tout, vous le savez bien, vous n’êtes pas à 10 livres de moins du bonheur.

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