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Les mains liées par le budget

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En septembre dernier, je posais la question si le Service de police de Lévis n’était pas en phase terminale.

En septembre dernier, je posais la question si le Service de police de Lévis n’était pas en phase terminale.

Avec 39 ans d’expérience, je connais mieux que quiconque cette organisation éprouvée. J’ai pris la défense du service à plus d’une reprise.

Mes propos très durs de «mort évidente» n’ont pas plu à M. Charette. Le directeur se demandait si les critiques étaient dirigées personnellement vers lui. La responsabilité revient à la Ville.

Le patron fait fonctionner son équipe avec le budget qui lui est alloué. Il ne peut agir autrement.

Mauvaise compréhension

Les besoins sont de plus en plus sérieux à Lévis. Surtout dans les enquêtes qui sont très sophistiquées. Est-ce que tout a grandi au même rythme que la population? C’est une question de budget. Est-ce que la Ville comprend les besoins de son service?

Je suis profondément déçu que mon ancien employeur soit toujours cité pour les mauvaises raisons. Dans le rôle que j’avais, j’ai défendu tous les bons coups et je sais que de nombreux policiers de qualité vont faire les efforts nécessaires. Il faut remettre la situation dans son contexte.

Le chef Charette a les deux mains liées par l’enveloppe budgétaire. La masse salariale avale presque tout. Il n’est pas un magicien. Il doit jongler avec ce qu’il a devant lui. Il va falloir investir tôt ou tard. Il faut éviter que l’affrontement avec le syndicat donne une mauvaise note à la compréhension du problème.

La surcharge des enquêteurs démontre qu’il en manque. Un directeur doit être capable de confronter une Ville pour essayer de la convaincre et aussi convaincre son syndicat de ses orientations et sa philosophie.

La criminalité moderne amène de nouvelles exigences juridiques.

Un billet d’infraction pour un arrêt manqué ne prend que quelques minutes, mais un dossier d’agression peut prendre des semaines.

 

 

 

-Propos recueillis par Jean-François Racine

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