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Des leaders syndicaux inquiets

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Mise à mal par la commission Charbonneau et la démission de son puissant président, Michel Arsenault -  dont les amitiés avec un certain Tony Accurso et les allégations d’infiltration de la FTQ-Construction par la crime organisé, auront contribué, entre autres choses, à sa chute -, la FTQ tentera de redorer son blason en 2014. Vaste programme...

C’est du moins ce qu’annonce Daniel Boyer, nouveau président de la Fédération des travailleurs du Québec. 

Dénonçant ce qu’il voit comme étant de l’acharnement de la part de la commission Charbonneau contre la FTQ, il ouvre un front qui, en termes de «marketing politique» est toujours populaire au Québec : la lutte contre le gouvernement conservateur de Stephen Harper. S’en prenant à l’anti-syndicalisme évident de ce dernier, M. Boyer appelle donc à se «débarrasser» des conservateurs à l’élection fédérale de 2015.

Considérant qu’au Québec, les conservateurs croupissent déjà au 36e dessous des sondages depuis des années, on conviendra que la menace n’empêchera sûrement pas Stephen Harper de dormir...

Pendant ce temps, le vrai problème pour le mouvement syndical québécois est que les déboires de la FTQ malmènent par ricochet l’image et la réputation de celui-ci dans son ensemble.

Ce n’est donc pas un hasard si la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) sent le besoin non seulement de se joindre à la lutte contre les conservateurs, mais surtout de lancer une offensive pour «redonner une image plus positive du syndicalisme».

Louise Chabot, présidente de la CSQ, annonce qu’elle entend faire de 2014 l’«année du syndicalisme» au Québec. Ses outils: «redonner sa force au mouvement» syndical en s’alliant à d’autres centrales à travers le Canada; proposer à Québec une révision plus équitable de la fiscalité; mieux défendre les services publics, etc..

***

Ne pas tout confondre

S’il aura fallu la commission Charbonneau et l’ensemble de l’œuvre du gouvernement Harper pour réveiller des leaders syndicaux inquiets, il reste que l’image des syndicats en prend un coup au Québec depuis plus de quinze ans déjà.

Elle en prend bien sûr un coup de par un discours ambiant de droite anti-syndical et de plus en plus «à la mode». Le maire de Québec, Régis Labeaume, fait même de sa lutte contre les syndicats une véritable marque de commerce.

Mais cette image en prend aussi pour son rhume de par certaines des propres actions de ses propres leaders passés. Ayant le rôle fondamental de défendre les intérêts de ses membres, l’action politique des grandes centrales syndicales doit aussi reposer sur une défense ardue du bien public et de la justice sociale.

Or, dans les dernières années, au Québec, cette mission essentielle a trop souvent fait défaut. Pas toujours. Après tout, les syndicats ont appuyé la grève étudiante du printemps 2012. Trop souvent, néanmoins, elle aura fait défaut.

Que ce soit en 1996, au moment où les chefs des grandes centrales syndicales ont donné leur imprimatur au déficit-zéro du premier ministre Lucien Bouchard. Ce qui, on s’en souviendra, ouvrirait la porte à un affaiblissement marqué des systèmes publics de santé et d’éducation pour cause de compressions massives.

Ou encore, avec les clauses dites «orphelin» négociées par les parties patronales et syndicales – une pratique pourtant ouvertement discriminatoire selon la date d’embauche des syndiqués. Pour protéger les droits des boomers, on aura ainsi sacrifié une partie de la sécurité future et une partie des régimes de retraite des générations suivantes. Une véritable honte. Une grave injustice qu'un projet de loi déposé par le député Amir Khadir de Québec solidaire, propose d’ailleurs de corriger. Si ce sera fait, par contre, c'est une autre histoire...

Bref, trop souvent, le leadership syndical, à quelques exceptions près, s’est de plus en plus rapproché du leadership politique et d’affaires.  Au point où, parfois, il est presque impossible de les distinguer.

Le vrai, vrai problème est que se comportant de cette manière, ils ont alimenté eux-mêmes le discours antisyndical venant, pour défendre leurs propres intérêts, des lobbys d'affaires et de certains partis politiques, dont le Parti conservateur du Canada.

Et ce faisant, on confond les actions des leaders avec le syndicalisme lui-même, dont la motivation originelle est d’être une force importante de changement social, individuel et collectif. À ne pas confondre, s-v-p...

***

Une crise de confiance généralisée

De par leur proximité trop grande avec les pouvoirs politiques et d’affaires – ou pis encore, dans le cas de la FTQ-Construction -, certains leaders syndicaux ont donc contribué eux-mêmes à la mauvais image des centrales syndicales dans son ensemble. 

Passés trop souvent de «chiens de garde» des travailleurs à chatons ronronnants, le résultat de cette proximité est que ces leaders syndicaux sont maintenant vus dans leur ensemble -, à tort pour certains et à raison pour d’autres -, comme faisant partie des mêmes «élites» qui, au cours des dernières années, ont perdu la confiance de nombreux citoyens.

C’est pourquoi la crise de confiance envers le leadership syndical participe en fait d’une crise de confiance nettement plus large envers les élites politiques et d’affaires prises, elles aussi, dans leur ensemble.

Une crise pour laquelle, comme l’ont amplement démontré les commissions Gomery et Charbonneau, une partie substantielle de ces élites ont avant tout elles-mêmes à blâmer.

Reste maintenant à voir si à terme, de nouveaux visages à la direction des grandes centrales apporteront, ou non, un changement réel et profond à cette culture d'une trop grande proximité  avec les pouvoirs politiques et d’affaires...

16 commentaire(s)

Denis Mercier dit :
6 janvier 2014 à 15 h 32 min

Ne pensez-vous pas que ces fonds ne sont pas du tout dans la vocation des syndicats ? Les penseurs du communisme avaient défini les intérêts de ceux qui détiennent le capital en opposition avec les intérêts des ouvriers et ça avait le mérite d'être clair.

En plus, dans la pratique on ne peut amasser au même endroit une quantité importante de blé sans que les rats soient attirés là.

Est-ce que quelqu'un y gagne seulement ? ou si c'est seulement une sorte d'activisme financier qui n'est qu'une autre forme de placements pour les ex-politiciens, chefs syndicaux etc qui se font payer des salaires avec l'argent des payeurs de taxes.

L'entreprise A qu'on subventionne devient plus concurrentielle que la B qui décline. Peut-être que si on soustrait les pertes d'emplois de l'entreprise B des créations d'emplois de la A, on se retrouve avec un gain nul sur l'ensemble de la province mais des tas d'intermédiaires voulu ou non désirés qui se sont sucrés au passage et c'est le contribuable qu a fait les frais.

Raymond Lafrance dit :
6 janvier 2014 à 15 h 59 min

J'écoutais hier le président de la FTQ dire que c'était inadmissible que les conservateurs ont une loi qui obligerait à rendre publique les revenues et les dépenses des syndicats.

C'est quoi le problème les municipalités, les gouvernements sont tenus à rendre public ce genre d'informations. Demain matin vous trouvez un emploi dans un hôpital, par la formule rand vous avez l'obligation de contribuer à un syndicat, il serait normal de pouvoir savoir ce qu'ils font de votre cotisation hebdomadaire.

Les syndicats ont un pouvoir "de taxation" envers certains travailleurs il est normal d'être transparent. Le monsieur FTQ d'hier devrait savoir que le concierge à l'hôpital, a le droit de connaître son compte de dépense puisque c'est lui en partie qui paie. Il doit aussi avoir son mot à dire sur le pourquoi qu'une partie de ses cotisations devraient servir à "démoniser" un parti politique ou fournir des autobus pour les manifestations des étudiants.

C'est simple avec ce genre d'attitude de patron de la FTQ, la centrale fait rien pour améliorer son image. Même chose le budget annuel d'un syndicat devrait faire l'objet d'un vote de l'ensemble des membres. La madame CSQ ce matin elle s'aide pas non plus.

Lors de la dernière élection à Victoriaville la CSN a fait une montée contre la CAQ, la centrale a tellement d'influence que c'est une députée de la CAQ qui a été élue.

André Ricard dit :
6 janvier 2014 à 16 h 14 min

Commençons par scrapper la formule RAND, laissons les syndicats collecter directement les membre consentants à festoyer avec les fonds... Au ¨fette¨ qu'attendez-vous, les fondeurs, de soustraire votre ¨cash¨ des mains de ses fêtards/gaspilleurs? C'est encore très dans le vent leur carrousel....

Pour la Liberté dit :
6 janvier 2014 à 16 h 40 min

Les centrales syndicales préparent de grandes manifestations contre le projet de loi C-377.

Ils disent que Harper veut "tout faire pour saboter le mouvement syndical" .

Mais le projet de loi C-377 oblige uniquement les syndicats à déposer leurs livres comptables.

Mais pourquoi autant d'agitation ?

C'est parce que les centrales syndicales financent illégalement des partis politiques.

C'est parce que les centrales syndicales offrent aux dirigeants des avantages monétaires non-déclarés.

C'est parce que les centrales syndicales financent des groupes subversifs.

C'est parce que les centrales syndicales ne veulent surtout pas régler les problèmes des structures gouvernementales.

C'est parce que les centrales syndicales sont la cause principale de l'obésité de nos gouvernements.

bis22 dit :
6 janvier 2014 à 16 h 58 min

Vous êtes bien bonne et bien polie de comparer nos syndicats aux « élites » politiques et d'affaires. Quant à moi, ce sont aux différentes mafias que je les compare. Et ils sont les gagnants. La pire mafia au Québec est la mafia syndicale. Point à la ligne!

Olivier dit :
6 janvier 2014 à 17 h 12 min

Je ne crois pas que quiconque échappe à une certaine soif de pouvoir, et il est normal que les centrales syndicales cherchent à en avoir le plus possible.

Selon moi, le plus grave problème, c'est que les centrales syndicales sont d'abord censées représenter et protéger les travailleurs et elles y échouent à plusieurs niveaux:

D'abord, nous vivons en démocratie, et chaque électeur a la liberté de voter pour qui il veut, et il est pratiquement impossible que tous les syndiqués pensent de la même façon. Si les travailleurs se laissent convaincre par leurs chefs syndicaux, c'est bien leur problème, mais malgré tout, on ne me fera pas croire que tous les membres de la FTQ boivent les paroles de leurs chefs et votent tous du "bon bord". Si les chefs syndicaux font de la politique, ce n'est que pour en retirer le plus de pouvoir possible.

Commes vous le dites, l'ancienneté est un problème majeur qui nuit aux jeunes et à ceux qui ont de l'ambition. Une société de revendicateurs qui n'ont aucun avantage à retirer à travailler plus fort est une société qui ne va nulle part.

Mais je pense que le pire au Québec, c'est le monopole syndical: quand un travailleur est obligé d'être syndiqué pour faire son travail, peu importe ce qui lui est offert en retour, c'est toujours au prix de sa liberté. Il y aurait une solution à ça: les "right to work laws".

Malheureusement, dans le climat encore majoritairement dominé par la gauche, la toute puissance de la formule Rand et ses acolytes sont indiscutables; justement, parce que ça enlèverait trop de pouvoirs aux chefs syndicaux.

Denis Drouin dit :
6 janvier 2014 à 18 h 06 min

Et les citoyens, syndiqués ou non, où est leur responsabilité dans tout ce dossier ? Les citoyens ne pensent trop souvent qu'à eux-mêmes. Prenez le cas du PLQ et du PLC par exemple. Les sondages le démontrent clairement, malgré les turpitudes dont sont responsables ces deux partis politiques, à Québec ou à Ottawa, je trouve surprenant qu'encore beaucoup de citoyens sont prêts à remettre leur avenir entre les mains de supposés leaders d'organisations à la moralité plus que discutable. Comment se fait-il qu'un personnage comme Rob Ford trouve encore assez d'appuis pour décider de se représenter aux prochaines élections à Toronto ? C'est parce qu'il sait très bien qu'une grande partie des Torontois sont prêts à voter pour lui.

Je crois de plus en plus que c'est la société qui a perdu son sens de la moralité. Ce sont les citoyens qui permettent à tous ceux dont on croirait que leur cas est régler d'encore enfourcher leurs montures et de jouer les preux chevaliers.

Je crois que vu sous cet angle les chefs syndicalistes et leurs syndicats ne sont pas des exceptions. C'est à se demander si, comme pour le cas de Rob Ford, un politicien ou un leader syndical ne pourrait pas poser n'importe quel geste sans avoir à en souffrir à la condition de pouvoir faire une petite apparition devant les micros et les caméras pour offrir, avec un trémolo dans la voix, de stupides excuses.

Peut-être que tant au Québec que dans le ROC, les citoyens sont-ils aux prises avec un phénomène de moralité douteuse. C'est à se demander s'ils ne sont pas plus cons qu'on le pensait.

«Traiter son prochain de con n'est pas un outrage, mais un diagnostic.»

[Frédéric Dard]

Paul Bergeron dit :
6 janvier 2014 à 20 h 12 min

Depuis plusieurs décennies les syndicats du Québec ont dépensés en catimini beaucoup de nos contributions syndicale pour soutenir le PQ et son option séparatiste. Dans mon livre a moi (comme dirais Stan) les syndicats sont la pour défendre leurs membres, point a la ligne. Ils ne devraient pas faire de la politique ce n'est pas leurs rôle. Avec la formule Rand qui rend obligatoire l'addésion syndicale ils ont les coffres bien remplis $$$ et les dirigeants syndical a cause de cela sont souvent arrogants et suffisants.

Yves dit :
6 janvier 2014 à 20 h 34 min

Bonjour Qe la FTQ paye pour son copinage avec le patronat La FTQ chien de garde des travailleurs oui Ces travailleurs sont aussi avant tout des payeurs de taxes Donc en plus de collecter les cotisations syndicales La FTQ se servait a même le plat à bonbon La FTQ n a toujours pas fait un Mea a culpa de tout ceci J espère que Micel arsenault admettra son manque de transparence Lui qui a prit l argent des syndiqués Pour se soustraire de la divulgation de l'écoute électronique Qui nous a la vrai vérité sur le personnage Et le pourquoi de sonn vouloir a tenir cache les communication Entre lui et M Accurso ,Dupuis et les autres bons ars du syndicat Pour les travailleurs Faut pas oublié aussi les voyages sur le bras des travailleurs

Gaston Langlais dit :
6 janvier 2014 à 21 h 15 min

Bonsoir,

Le Grand Michel Chartrand m'avait dit un jour que ce n'était pas l'affaire des syndicats de jouer aux banquiers. Il parlait bien sûr des fonds de la FTQ et de la CSN. Il ajoutait également que la grande préoccupation de tout syndicat c'est d'abord la défense des travailleurs et de veiller par la suite à leur éducation politique. N'est-ce pas l'argent qui a corrompu les syndicats! Pour remonter la pente, si la chose est encore possible, le syndicalisme doit obligatoirement passer par la franchise et l'honnêteté. Un travail considérable qui s'étendra sur plusieurs années.

Gaston Langlais - Gaspé.

Hélène Beaulieu dit :
6 janvier 2014 à 21 h 28 min

Si Michel Arsenault a dû quitter ce n'était pas de gaieté de cœur.. La mémoire est une faculté qui oublie..

La rencontre de Pauline Marois avec Michel Arsenault et les trois millions dont aurait bénéficié par la suite Claude Blanchet pour son entreprise, laquelle avait échappé à sa fiducie sans droits de regard.? une fois encore Pauline Marois aura été protégée.. les médias ne se sont pas attardés sur ce "scandale".

Celui qui remplace Michel Arsenault est son poulin! Qui peut croire en un changement qui pourrait redorer la réputation du monde syndical? PQ/syndicats il est là le problème, dans cette relation incestueuse.

Tant que les syndicats ne seront pas tenus de rendre public les montants d'argent recueillis par la voie des cotisations syndicales, les dirigeants auront toujours beau jeu de se graisser la patte..

Il est complètement indécent que l'argent des contribuables aient pu servir à la grève étudiante qui a paralysé tout le Québec pendant trois longs mois.

Le PQ s'est servi de cette crise pour remporter des votes comme il le fait pour la Charte. Et les Universités sont de plus en plus déficitaires! C'est honteux!

La gouvernance du Québec ressemble de plus en plus à celle d'une république de bananes. Pendant que la croisière péquiste syndicaliste s'amuse, l'économie du Québec s'essouffle dangereusement.

Heureusement que l'économie canadienne se porte bien et ce, grâce à une gestion rigoureuse de la part du gouvernement Harper. Parizeau sait reconnaître les "Leaders" et pour le Québec a-t-il dit c'est un Stephen Harper que ça prendrait.

Les pelleteux de nuages gauchistes vont trouver le réveil difficile!

Dans ce Québec socialiste? Pensons-y même pas!

Serge Drouginsky dit :
6 janvier 2014 à 22 h 19 min

En parcourant la page de Canoë, la question du jour était la suivante : « Croyez-vous que la Commission Charbonneau s'acharne sur la FTQ ? », sur 5573 votes à l’heure où je consultais cette information. 90% des répondants disaient que : « non ».

Je ne saurais présager de l’issue du sondage d’ici demain, cela m’étonnerait, que cette tendance dans les 12 prochaines heures soit inversée. Je ne voudrais point désobliger monsieur Daniel Boyer ; disons cependant que son message devra être encore répété de très nombreuses fois pour qu’il parvint à convaincre la majorité de tout un chacun, entre vous et moi.

Quant à cet engagement de combattre ce « vent de droite », j’en frémis céans, je sens se profiler les forces de gauche prêtes à déferler sur le Canada d’ici 2015. — Serait-il possible de se recentrer sur le métier de base, puis de l’exercer dans l’honnêteté et la probité ? Puis qu’on laisse aux partis politiques qui siègent à Ottawa le soin de démontrer qu’il existe un après les Conservateurs pour le Canada.

Récemment, je me voyais octroyé sur ce blogue d’un pessimisme et d’un désabusement profond. Est-ce pessimiste et désabusement que de n’attendre rien de nouveau avec ces discours convenus issus par la Centrale syndicale ? — N’est-ce pas porter des lunettes roses que de croire que Daniel Boyer soit tout autre chose qu’un homme d’appareil qui entend protéger premièrement ses intérêts corporatifs, comme toujours, comme au bon vieux temps.

Alors, ils ont hâte de voir la Commission Charbonneau remettre ses conclusions. Pouvoir recommencer exactement comme avant. Si possible en mieux ! — Se peut-il que ceux qui devraient le plus redouter un « choc du futur » soient en premier lieu ceux qui de par leur attributs trouveraient au passage qu’un futur pris en charge par les travailleurs eux-mêmes, aurait pour effet de faire reculer bien des avantages concédés à leur « fonds » de commerce, comme aux privilèges ?

Nelson dit :
6 janvier 2014 à 22 h 24 min

Urgent séparer syndicalisme et argent, Fonds de solidarité.

Urgent avoir des mécanismes de contrôle efficaces, indépendants, incorruptibles, à tous les niveaux lors qu'il s'agit de gestion d'argent, contrats, subventions, etc,

La faute de la corruption et collusions est surtout ceux qui en ayant le pouvoir de faire des lois et règlements efficaces, ils ne le font pas.

Il est grand temps que nos politiciens se réveillent et fassent leur travail de contrôle.

À condition QUE NOUS ÉLISONS DES POLITICIENS ADÉQUATS.

Yves Rioux dit :
7 janvier 2014 à 8 h 22 min

Bonjour,

Certes, les centrales syndicales eurent leur « baiser de la mort au Québec » au tout début des années 1980 lorsque notre Ti Poil national ainsi que des nationalistes québécois si peu politisés devinrent la « farce de la dinde » en demandant à Ottawa l'ouverture de la Charte Canadienne des Banques afin des faire des trois centrales syndicales de l'époque des banquiers. Ainsi, la FTQ, la CSN et la CSD devinrent des collecteurs de fonds sur les paies des travailleurs soit disant pour sauver de l'impôt et les déductions hebdomadaires totalement « IMMOBILISÉES » jusqu'à 65 ans. Afin de créer des Fonds pour prêter en capital de risques à des compagnies en difficultés . BIG JOKE !

En effet, l'histoire du Québec est parsemée de haines nationalistes et anti-syndicales jusqu'au milieu des années 1960 avec l'arrivée du Parti Libéral. Alors que les syndicats du Québec se virent « obligés de s'afficher nationalistes par stratégie » afin de pogner les amants du drapeau les culottes à terre en s'affichant pour leur foutue Cause Nationale et mettre cette gang d'ignorants de leur bord pour pouvoir collecter des FONDS EN MASSE chez les travailleurs.

En outre, Madame Louise Chabot de la CSD risque de « frapper tout un noeud » en voulant redonner sa force au mouvement syndical du Québec en s'alliant à d'autres centrales syndicales à travers le Canada. Et bien oui, au Canada où le vrai syndicalisme existe avec des citoyens politisés entonnant « Solidarity for ever ». Ce que nos malheureux péquistes et nationalistes maquillèrent avec leur : So, so, so, solidarity...

Souvenez vous, lors de la fermeture de la prison de Parthenais pour y faire un édifice à bureaux pour la Sûreté du Québec que des milliers de manifestants de la CSN et de la FTQ voulaient s'en prendre à 4 travailleurs de l'Ontario qui obtinrent un sous contrat de démolition alors que des centaines de milliers de québécois travaillent librement ailleurs au Canada pour « manger » ?

Serge dit :
9 janvier 2014 à 17 h 30 min

« Pour la Liberté dit : 6 janvier 2014 à 16 h 40 min Les centrales syndicales préparent de grandes manifestations contre le projet de loi C-377. Ils disent que Harper veut “tout faire pour saboter le mouvement syndical” . Mais le projet de loi C-377 oblige uniquement les syndicats à déposer leurs livres comptables. Mais pourquoi autant d’agitation ? »

Parce que les syndicats sont des organisations riches, multi millionnaires. Ils ne veulent pas que le public sache combien d'impôt sur leurs revenus et leurs profits, ils ont évités de payer.

Combien de millions dépensent-ils dans des actions politiques, contre un parti, à l'insu de leurs cotisants membres.

Ils aimeraient bien, durant une campagne électorale, dépenser des millions de plus que les libéraux et le NDP, pour battre les députés du Parti Conservateur du Canada. Sans qu'ils soient soumis aux règles de la loi électorale.

Curieusement... Les millionnaires FTQ, CSN, CSQ, n'ont pas d'alliés contre les conservateurs, au Canada. Demandez-vous pourquoi ?...

SP

michel levesque dit :
21 septembre 2014 à 13 h 08 min

il n'a pas été dit dernieremnent que le salaire et dépense du leader du FTQ était au dela de 600.000 mille par année