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Prêt à réattaquer

Bloc Guay

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J’ai trouvé dans la pause avec ma famille ce qu’il fallait pour relancer ma saison.

J’ai trouvé dans la pause avec ma famille ce qu’il fallait pour relancer ma saison.

Passer une dizaine de jours à la maison m’a fait vraiment du bien. Je souhaitais m’accorder une pause mentale, sans penser au ski. J’y ai retouché un peu en effectuant un entraînement en super-G, samedi dernier, question de retrouver certains réflexes, mais j’ai surtout passé beaucoup de temps avec mon épouse et mes enfants.

Maintenant, j’ai hâte de retourner en Europe et de retrouver la qualité de ski que j’avais laissée lorsque j’ai terminé troisième à la descente de Bormio le 29 décembre. J’ai hâte d’aller à Wengen, un endroit que j’ai toujours adoré et où j’avais bien fait avec une quatrième place l’an dernier.

Je n’ai pas l’impression d’avoir tout perdu de mon momentum. Peut-être un peu parce que j’ai pris volontairement du recul, mais je crois, par contre, que toute l’énergie emmagasinée dans les dix derniers jours va me servir. De toute façon, le ski ne se perd pas du jour au lendemain. Je ne suis pas inquiet, d’autant plus qu’on va s’entraîner quatre jours avec les skieurs de l’équipe de France, dès notre retour, ce qui devrait aider à retrouver nos repères plus rapidement.

Combattre l’ennui

Après un saut à Toronto aujourd’hui pour une annonce par le Comité olympique canadien, je pars jusqu’à mon prochain retour prévu après les Jeux de Sotchi. J’essaie de séparer ma saison en différents blocs pour me permettre de revenir à la maison durant la saison, comme j’ai pu le faire après la Coupe du monde à Lake Louise.

Cette pause des Fêtes sera la dernière avant Sotchi, mais il est déjà prévu que je revienne durant une semaine après ma dernière course aux Jeux. Je ne cacherai pas que ce nouveau bloc de courses s’annonce assez difficile. Plus de six semaines de suite parti de la maison, c’est dur sur le moral, mais c’est ainsi. C’est la vie que j’ai choisie. La famille me manque, mais mes journées sont tellement bien remplies que, heureusement, ça me permet de penser à autre chose.

Ça me chicote...

C’est l’anniversaire de ma fille aînée, aujourd’hui, et je vais le manquer pour la présentation à Toronto des skieurs qualifiés pour les Jeux. J’aurais aimé passer la journée avec elle.

Je ne veux pas déclencher une polémique, mais il y a quand même quelque chose qui me chicote un peu. À cet événement du Comité olympique canadien, nous n’avons pas le droit d’afficher nos propres commanditaires qui nous soutiennent depuis tant d’années, alors que le COC ne verse qu’environ 300 000 $ à l’équipe canadienne de ski alpin qui a pourtant un budget de 13 millions. J’ai un peu de misère avec ça, mais c’est ainsi...

 

- Propos recueillis par Alain Bergeron

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