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Une œuvre d’art

Bloc Maltais

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C’est une véritable œuvre d’art que je porterai sur la tête lors des Jeux olympiques de Sotchi.

C’est une véritable œuvre d’art que je porterai sur la tête lors des Jeux olympiques de Sotchi.

Je viens de recevoir mon nouveau casque peint par l’artiste Michael Cayer. Encore une fois, je dois dire que c’est réussi.

Je vais étrenner ce casque seulement lorsque je serai rendue aux Jeux et je le conserverai ensuite pour le reste de la saison de la Coupe du monde.

Michael a été fidèle à sa renommée en respectant les demandes que je lui avais faites. D’un côté du casque, il y a des feuilles d’érable, puis de l’autre, on y voit une scène de Petite-Rivière-Saint-François avec les montagnes et le fleuve.

Belle réputation

Quand j’ai reçu le produit final, je l’ai mis au centre de la table de la cuisine pour bien l’admirer en compagnie de mes parents et de ma sœur. On capotait! Une œuvre d’art, que je disais. J’ai fait circuler des photos sur Facebook et Twitter et les commentaires positifs ont été unanimes.

Grâce à la compagnie Saputo, je fais appel depuis quatre ans à ce dessinateur de Châteauguay qui a lancé son entreprise, Extreme Airbrush Designs. Tous les athlètes soutenus par Saputo font appel à ses services et sa réputation est rendue telle qu’il peint les masques de plusieurs gardiens de but de la Ligue nationale de hockey et a déjà fait ceux du pilote Jacques Villeneuve.

Grâce à la magie du bouche-à-oreille, Michael est parvenu à se créer une grande clientèle. La qualité de son travail est maintenant reconnue.

Une collection

Ce casque s’ajoutera à ma collection. Chacun que j’ai eu a un petit quelque chose qui rappelle un aspect de ma personnalité.

Celui que je porte cette saison a des éclats de bleu avec un scorpion, mon signe astrologique. Celui de l’an dernier avait des touches de jaune et de bleu avec l’image d’une plage et d’une surfeuse. L’un de mes premiers avait une boule de feu avec le profil d’une pompière à l’arrière.

Je vais évidemment conserver ces casques, mais je n’ai encore aucune idée comment je vais en disposer à la fin de ma carrière. Je verrai. Je leur trouverai bien une place quelque part si j’ouvre une auberge ou que je lance un autre type de commerce.

Saputo sait très bien qu’il nous est interdit d’afficher toute forme de publicité ou de commandite durant les Jeux olympiques. Je devrai donc m’y soumettre. Un collant appliqué sur l’avant de mon casque devra cacher le nom de Saputo.

Mais ce fidèle partenaire trouvera son compte en retour quand j’en aurai fini avec le snowboard. Un de mes casques lui est déjà réservé...

 

— Propos recueillis par Alain Bergeron

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