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Justice

La police arrête un homme de 25 ans pour leurre d’enfant

Vincent Arcand était sous le coup d’un engagement depuis août 2013

Vincent Arcand
© Photo Stevens LeBlanc Vincent Arcand a été formellement accusé d’avoir communiqué au moyen d’un ordinateur avec un jeune garçon de 13 ans.

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Après plusieurs mois de travail acharné, les enquêteurs aux délits familiaux et agressions sexuelles du Service de police de la Ville de Québec ont réussi à coffrer Vincent Arcand pour leurre d’enfant.

C’est hier, en journée, que les policiers ont mis la main au collet du jeune homme de 25 ans au comportement qualifié «d’inquiétant» par le SPVQ.

Il a été formellement accusé d’avoir, entre le 6 et le 20 juin 2013, communiqué au moyen d’un ordinateur avec un jeune garçon de 13 ans dans le but de le leurrer.

«L’accusé utilisait diverses stratégies sur Internet de façon à déjouer les services de police. Il avait, entre autres, créé le profil fictif d’une jeune fille mineure portant les initiales J.B. dans le but d’attirer des victimes masculines, mais il ne «stockait» rien dans son ordinateur», a expliqué, hier, Nancy Roussel, porte-parole au Service de police de la Ville de Québec.

Selon les informations transmises par le SPVQ, Arcand sévissait sur Facebook en utilisant comme photo de profil le dessin, au fusain, d’une jeune adolescente à demi nue couchée sur le côté, sur mIRC (un logiciel de discussion instantanée), sur Skype et via plusieurs comptes de messagerie pour recruter des victimes.

810.1

En août 2013, Arcand s’était vu imposer une ordonnance très stricte à l’égard des jeunes garçons de moins de 16 ans, et ce, malgré le fait qu’il n’avait commis aucun crime et qu’il ne possédait aucun antécédent.

À l’époque, il avait accepté de signer un engagement en vertu de l’article 810.1 «en raison d’incidents survenus le 11 août et auparavant».

À ce moment, la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Carmen Rioux, disait avoir des raisons de craindre que le jeune homme «commette à l’endroit d’une personne âgée de moins de seize ans une infraction d’ordre sexuel».

Pour une période d’un an, Arcand, qui habite au 2000, de la rue Bardy, s’était donc engagé à «s’abstenir de se livrer à des activités qui entraînent des contacts avec des personnes masculines de moins de 16 ans, notamment en utilisant un ordinateur».

De plus, il ne pouvait pas utiliser internet ou tout autre réseau numérique ni se trouver dans un parc public ou une zone publique où l’on peut se baigner, pas plus que se trouver dans une garderie, une école ou un terrain de jeux.

Vivre sans Internet

Hier, Me Rioux a accepté de remettre Vincent Arcand en liberté puisque la nouvelle accusation portée contre lui a eu lieu avant qu’il ne s’engage en vertu de l’article 810.1.

Elle a toutefois ajouté aux conditions déjà existantes un engagement sous signature pour un montant de 500 $, et sa mère, Carole Thibault, chez qui il habite, a accepté, non sans difficulté, d’annuler son abonnement à Internet.

Arcand reviendra devant la Cour le 12 février prochain.

Toute personne qui possède de l’information concernant cet individu ou qui croit avoir eu affaire à lui peut transmettre l’information de façon confidentielle aux policiers en composant le 418 641-AGIR (2447).

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