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L’avocate du Journal

Lien d’autorité

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Vivait-il un fantasme ou un cauchemar? Cette question que plusieurs se posent, à propos de l’adolescent avec qui l’enseignante Tania Pontbriand a entretenu une liaison interdite, n’aura pas d’incidence sur sa sentence. L’enjeu n’est pas là. C’est strictement le lien d’autorité de l’accusée sur la victime qui rend le tout criminel. Un enseignant a, dans la grande majorité des cas, un lien d’autorité sur ses élèves. Tania Pontbriand n’aura pas été une exception à la règle.

Séquelles

D’ailleurs, il appert du témoignage de l’adolescent que sa relation avec l’accusée lui a laissé de graves séquelles au point qu’il a même songé s’enlever la vie. C’est exactement ce genre de situation que la loi veut éviter.

Les relations sexuelles se sont déroulées entre 2002 et 2004, donc avant un changement majeur au Code criminel qui ne permet maintenant plus aux délinquants sexuels de purger leur emprisonnement dans la collectivité. Si le crime avait été commis aujourd’hui, l’enseignante ferait face à une peine minimale d’une année de prison. L’ex-enseignante bénéficie de la loi telle qu’elle était à l’époque, donc moins sévère. Elle pourra demander au juge Valmont Beaulieu d’éviter la prison.

Sentence

Son avocate plaidera probablement qu’elle n’a pas une personnalité délinquante et qu’un séjour en cellules ne sera bénéfique ni pour elle, ni pour la société. Alors qu’elle avait décidé de se prévaloir de son droit au silence et de ne pas témoigner pour sa défense lors de son procès, elle pourrait maintenant décider de s’exprimer pour aider le juge à choisir une sentence.

 

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