/entertainment/movies
Navigation
100% cachemire (2/5)

Moins luxueux qu'il n'y paraît

FIlm de Valérie Lemercier. Avec Valérie Lemercier, Gilles Lellouche, Marina Foïs.

100% cachemire
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Actrice que les gens de ce côté de l'Atlantique ont surtout connue grâce à son rôle dans Les Visiteurs de Jean-Marie Poiré en 1993, Valérie Lemercier propose son quatrième long-métrage derrière la caméra avec 100 % cachemire, une comédie à la thématique pas toujours jolie (l'adoption internationale) qui tombe à plat et étonne.

Actrice que les gens de ce côté de l'Atlantique ont surtout connue grâce à son rôle dans Les Visiteurs de Jean-Marie Poiré en 1993, Valérie Lemercier propose son quatrième long-métrage derrière la caméra avec 100 % cachemire, une comédie à la thématique pas toujours jolie (l'adoption internationale) qui tombe à plat et étonne.

Il étonne certes, car on se demande, une fois la chose consommée, si une bonne portion du film n’est pas restée dans la salle de montage. On s'explique.

On suit ici les tribulations d'un couple adultère de la haute société parisienne; madame (Lemercier) dirige la revue Elle France et monsieur (Gilles Lellouche) travaille dans l'art qui se vend à coups de dizaines de milliers d'euros. Elle fréquente un auteur, il fréquente celle qui pourrait remplacer madame à la tête de la célèbre revue de mode.

Incapables d'avoir un enfant (fausses-couches, traitements hormonaux, etc), ils se tournent vers l'adoption internationale et jettent leur dévolu sur un jeune Russe de 7 ans, Alekseî, un enfant au regard dur qui détruit littéralement tout ce qu'il touche, sciemment. Inutile de dire que la magie n'opère pas et que les nouveaux parents en bavent. Ils embauchent une nounou qui finalement n'a que quelques bases de russe et finit par être une chipie qui gifle l'enfant et se plaît à sentir les vêtements sales de monsieur lorsqu'il est absent.

Ce qui aurait pu être une comédie carrément vitriolique – et espérée – sur ce sujet délicat qu'est l'adoption rate la cible coup après coup, et il s'avère impossible de s'identifier à quoi que ce soit tant les «à cotés» qui peuplent ce film sont nombreux.

On passe, sans prévenir, du drame à la comédie légère ponctuée de blagues faciles, puis nouveau moment intense pour retomber aussitôt dans une histoire secondaire dont on n’a que faire au final. Ce qui aurait pu être un commentaire plus qu'intéressant sur le sujet devient alors un simple objet qu'on regarde de loin sans se sentir partie prenante.

Commentaires