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Célibataires ou presque (3/5)

Moments de malaise

Film de Tom Gormican. Avec Zac Efron, Miles Teller, Michael B. Jordan.

Moments de malaise
Photo courtoisie

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Comme l’indique le titre anglais de Célibataires ou presque (The Awkward Moment), le film réalisé par Tom Gormican comporte bien des malaises.

Comme l’indique le titre anglais de Célibataires ou presque (The Awkward Moment), le film réalisé par Tom Gormican comporte bien des malaises.

Célibataires ou presque est une comédie sentimentale dans laquelle Zac Efron donne la réplique à Michael B. Jordan et Miles Teller. Ces trois amis explorent les relations amoureuses sans toutefois s’attacher. Jusqu’au jour où l’un d’eux tombera dans le panneau.

Premier malaise: voir Zac Efron dans la peau d’un sociopathe déplacé avec ses dames suffit à rendre le spectateur mal à l’aise dans son siège.

Pourtant, le charisme des acteurs aurait pu crever l’écran. Zac Efron, Michael B. Jordan et Miles Teller sont charmants lorsqu’ils sont entre gars. Les filles qui défilent dans leur vie ne sont pas désagréables non plus: Imogen Poots, Mackenzie Davis, Jessica Lucas, Addison Timlin et Evelina Turen.

De mauvais goût

Or, le plus gros malaise vient plutôt du scénario écrit par Tom Gormican. En faisant de Zac Efron le personnage central, un sociopathe dérangé, Gormican a transformé sa comédie romantique en un film de mauvais goût.

En fait, c’est qu’aucun gars qui se comporte aussi lamentablement avec les dames ne devrait être traité en héros, ni susciter notre sympathie. Ni même notre jalousie.

Efron, Jordan et Teller sont de vieux copains qui ont du mal à s’ajuster à la réalité du monde adulte. Efron est un Don Juan qui attire les filles dans son lit et attend impatiemment le moment où elles lui demandent : «alors, où allons-nous, nous deux?» Il se fait aussitôt un plaisir de les larguer et s’en fait une grande fierté. Glorieux, n’est-ce pas?

Jordan, lui, cumule les maladresses, mais cache son jeu. Il a besoin de ses amis, incluant une fille qui a secrètement le béguin pour lui. Teller, finalement, est l’homme marié du trio, mais son mariage tombe en ruine quand il découvre que sa femme le trompe. Ses amis le ramènent sur le marché des célibataires.

En situation

Gormican consacre une grande partie du film à mettre son trio en situation. On passe des boîtes de nuit à la chambre à coucher, avec des brins de causerie sur les relations amoureuses. C’est alors qu’on découvre leurs intentions et leurs désirs. Mais leurs actions sont complètement décalées de leurs intentions.

La pâte aurait pu lever si ce n’était du sociopathe. Il y a pourtant beaucoup de mouvement dans ce film. Les scènes de confidences sont bien tournées. Le charisme d’Efron est soigneusement exploité. Quelques-unes des scènes au lit sont très coquines. La facture visuelle est acceptable, l’action se déroulant dans les beaux quartiers de New York.

Mais, l’ingrédient spécial des comédies romantiques qui vous rend le cœur léger est ici gaspillé dans un personnage.

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