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Musique

Pierre Lapointe s'offre l’Olympia à Paris

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Photo Véronique Beaudet / Agence QMI

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Pour son premier Olympia en carrière, Pierre Lapointe a offert mercredi soir à Paris un spectacle complet alliant habilement l’humour à la mélancolie et l’intime au festif. Un concert qui a manifestement conquis le public parisien.

On savait que Pierre Lapointe avait son public en France, et à Paris notamment. La preuve, l’auteur-compositeur-interprète québécois a déjà fait plus de 14 tournées en Europe. À Paris, il s’est produit au Bataclan, à La Cigale, au Café de la danse et plus récemment, au Théâtre de l’Atelier avec son spectacle Pierre Lapointe, seul au piano. Cette fois-ci, Lapointe est rentré par la grande porte de L’Olympia avec ses quatre musiciens pour présenter son nouveau spectacle PUNKT.

À l’intérieur, quelque 1600 Parisiens l’attendaient. Des hommes et des femmes à parts égales, la plupart dans la trentaine. Un public bobo et branché, très réceptif à l’humour décalé du chanteur québécois, qui a manifesté son enthousiasme tout au long du spectacle. La majorité des chansons, même les nouveaux titres de son album «PUNKT», ont été chaleureusement applaudies.

Ce nouveau spectacle de Pierre Lapointe nous entraîne dans différentes ambiances grâce à une mise en scène sobre, mais intelligemment orchestrée. Le décor, par exemple, ne se compose que d’un énorme PUNKT en ballon gonflable rose bonbon façon Jeff Koons. Des lettres sur lesquelles l’éclairage s’amuse en lui donnant des teintes tantôt fuchsia tantôt bordeaux ou en les rendant quasi imperceptibles lorsque le spectacle prend une tournure acoustique et plus intime. Pendant les chansons plus rock et pop, les lettres deviennent stroboscopiques et joliment kitsch.

Mais c’est d’abord et avant tout dans la façon dont Pierre Lapointe a choisi de construire son spectacle qu’il réussit à nous plonger dans diverses ambiances. On assiste à une succession de segments éclectiques composés de trois ou quatre chansons. Le chanteur, drôle et bavard, prend d’ailleurs un malin plaisir à nous les introduire comme ce «moment de tendresse» qu’il rebaptise « le gang bang de tendresse ».

Entouré de ses quatre musiciens, il nous offre ainsi en acoustique «Tel un homme seul» et «La sexualité», titre tiré de son nouvel album «PUNKT» avant que chacun ne revienne à leur place pour un «Plus vite que ton corps» résolument pop ou un «Lion imberbe» derrière le piano.

Parfois installé seul au piano, parfois accompagné de son guitariste Félix Dyotte ou de son pianiste et claviériste Denis Faucher, souvent entouré de son big band, Pierre Lapointe joue sur différents registres, oscillant sans cesse entre le second et le premier degré, entre légèreté et gravité. L’éclectisme de son spectacle ne perturbe toutefois en rien son unité.

Pour conclure en beauté, après un «Bar des suicidés» très applaudi, Pierre Lapointe avait réservé une belle surprise au public en invitant le chanteur Matthieu Chedid, alias M, à le rejoindre sur scène pour deux titres dont la très électrique «Deux par deux rassemblés». Le Québécois a expliqué qu’à 17 ans, alors qu’il était étudiant en arts visuels, il écoutait en boucle les chansons de M. C’est finalement seul au piano, avec une reprise de «C’est extra» de Léo Ferré, que Pierre Lapointe a salué une dernière fois le public.

Pierre Lapointe est actuellement en tournée en France. Il se produira au cours des prochains jours à Nantes et à Lille avant de revenir au Québec. Il présentera en première montréalaise son spectacle PUNKT au Théâtre Maisonneuve le 25 février prochain dans le cadre de Montréal en Lumière.

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