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Des propos inhumains

Haroun Bouazzi
photo Courtoisie Haroun Bouazzi, Président

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Pour Haroun Bouazzi, le président de l’Association des musulmans et des Arabes du Québec, plusieurs des réactions qui ont fusé après la mort de Naima Rharouity sont extrêmement violentes et montrent que Naima Rharouity, comme d’autres musulmans ne sont pas considérés comme des êtres humains.

Pour Haroun Bouazzi, le président de l’Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec, plusieurs des réactions qui ont fusé après la mort de Naima Rharouity sont extrêmement violentes et montrent que Naima Rharouity, comme d’autres musulmans ne sont pas considérés comme des êtres humains.

«Comme un commentaire où il était écrit «Un terroriste de moins à Montréal». Il est évident que pour tout Québécois, musulman ou non, c’est un manque de compassion et un geste de déshumanisation», déplore-t-il.

Des animaux

M. Bouazzi renchérit et affirme que cette déshumanisation dont a été victime Naima Rharouity est perceptible à plusieurs niveaux, dont à la commission parlementaire sur le projet de charte des valeurs.

Selon lui, plusieurs des mots utilisés dans le débat entourant la charte pour désigner les musulmans font référence à tout sauf des êtres humains.

«Quand on parle de prier “à quatre pattes sul’tapis”, de “troupeau de zombies”, par exemple, les êtres humains n’ont pas de pattes, ne sont pas des zombies et ne marchent pas en troupeau.»

Pour lui, le Québec fait face à un dérapage sans limites d’une minorité bruyante qui pense avoir obtenu carte blanche du gouvernement pour traiter les musulmans, et surtout les femmes musulmanes, en citoyens de seconde zone.

«Le gouvernement appelle ce phénomène social un “malaise”. Mais plutôt que d’y répondre par une campagne de sensibilisation pour rassurer les craintes de nos concitoyens, il donne une légitimité à leur phobie par sa proposition de charte.»


 

 

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