/news/provincial
Navigation
Concurrence

Des stations de radio se plaignent de ne pouvoir acheter de la pub à Radio-Canada

Coup d'oeil sur cet article

Radio-Canada a-t-elle le droit de refuser de vendre de la publicité à des stations de radio privées sous prétexte que celles-ci sont en concurrence avec ses propres antennes Ici Radio-Canada Première et Espace Musique?

Leclerc Communication, un groupe de Québec qui exploite les stations WKND et CKOI dans la capitale, prétend que non et a porté plainte auprès du CRTC hier.

Cette action découle des nombreuses tentatives de Leclerc d’effectuer des placements publicitaires à Ici Radio-Canada télé, à Québec, lesquelles se sont toutes soldées par une fin de non-recevoir.

En agissant de la sorte, le diffuseur public accorde «une préférence indue» à ses propres stations, ce qui est contraire aux règlements du CRTC, selon Nicolas Leclerc, vice-président de Leclerc Communication.

Leclerc note notamment qu’il est «très fréquent» que des publicités de Ici Radio-Canada Première et d’Espace Musique soient diffusées à la télévision d’État.

«Pis encore, peut-on aussi lire, la Société d’État se prive elle-même de revenus publicitaires substantiels en ces temps où d’importantes compressions budgétaires la touchent directement.»

Partout au pays

«Notre code publicitaire indique qu’on ne diffuse pas de publicités de services concurrents à ceux de la société», a indiqué au Journal un porte-parole de Radio-Canada, Marc Pichette.

Cette politique de la Société d’État est en vigueur d’un océan à l’autre, a-t-il confirmé. Radio-Canada la défendra devant les commissaires.

«On croit que cette plainte est sans fondement et on va soumettre nos arguments au CRTC», a ajouté M. Pichette, selon qui, c’est la toute première fois que Radio-Canada est visée par une plainte de «préférence indue».

Leclerc Communication n’a pas commenté le dépôt de sa plainte hier.

L’article 15 du Règlement 1987 sur la télédiffusion sur lequel Leclerc Communication appuie sa démarche stipule qu’il est «interdit au titulaire d’accorder à quiconque, y compris lui-même, une préférence indue ou d’assujettir quiconque à un désavantage indu».

Commentaires