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La douleur vécue en silence

Arwad (4/5)

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PHOTO COURTOISIE

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Réaliser un film à deux têtes n'est certes pas chose facile, surtout dans le cas d'un premier long-métrage.

Film de Samer Najari et Dominique Chila,
avec Ramzi Choukair, Fanny Mallette et Julie McClemen


Réaliser un film à deux têtes n'est certes pas chose facile, surtout dans le cas d'un premier long-métrage. C'est pourtant le pari tenu – et réussi – du tandem dans la vie comme sur un plateau Samer Najari-Dominique Chila, avec Arwad.

On y suit les tribulations d'Ali (Ramzi Choukair), immigrant syrien très bien installé et ajusté à sa vie québécoise, qui retourne sur son île natale d'Arouad, au large de la Syrie, après le décès de sa mère, installée elle aussi en terre québécoise. Mais ce n'est pas son épouse et mère de ses enfants (Fanny Mallette) qui l'y accompagne, mais sa maîtresse (Julie McClemens). Puis, drame (que l'on taira ici), dont la conséquence inévitable est la rencontre entre les deux femmes.

Filmé en partie en Tunisie, Arwad est un film magnifique et sensible, qui n'illustre pas tant la réalité des immigrants que celle d'un homme en remise en question.

Le trio mari-femme-maîtresse, interprété avec beaucoup de justesse et générosité est plus que crédible. On s'attend à des cris, des heurts, de la vaisselle brisée... mais non. Il n’en est rien. La douleur se vit dans les silences, les non-dits, les regards.

 

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