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Mort du sans-abri Alain Magloire

Un pistolet «Taser» l'aurait-il sauvé?

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Capture d'écran / Agence QMI

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Pierre Magloire, le frère d'Alain Magloire, ce sans-abri tué lors d'une opération policière, a déploré le manque de ressources qui auraient pu lui venir en aide.

Alain Magloire a brandi un marteau en direction des policiers lundi au coin des rues Berri et Ontario. Il aurait menacé une policière et ses collègues ont alors ouvert le feu.

Pierre Magoire se demande pourquoi ces derniers n’avaient pas de pistolet à décharge électrique de type Taser.

«Sans vouloir rentrer dans les détails de l'opération, il n'y avait pas besoin d'y avoir les conséquences qu'il y a eu.

Il aurait eu besoin de ressources policières beaucoup plus adaptées à cette situation-là», a-t-il confié à TVA Nouvelles.

Des ressources psychosociales plus adéquates auraient peut-être aussi permis d'éviter ce drame.

Alain Magloire, 41 ans, avait des problèmes de santé mentale et errait dans les refuges pour sans-abri. Il était aussi un père de deux jeunes filles et un homme très instruit, détenteur d'une maîtrise en biologie moléculaire.

«Il est allé faire un an en médecine à la Sorbonne. Il a voyagé, il a fait de l'aide humanitaire, il est allé en Asie aider des enfants, il est allé au Pérou et au Népal... Tu sais, c'est une personne qui s'occupait des gens», de dire son frère.

Il y a quelques années, sa vie a carrément basculé. «Il est allé dans un party et il s'est fait donner de l'ecstasy.

Puis, du jour au lendemain, c'était fini. C'était fini. Des fois, il avait des petites crises de paranoïa», a expliqué Pierre Magloire.

Samedi, sa famille va tenir un événement à sa mémoire.

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