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Mort d’Alain Magloire

Mort d’Alain Magloire: le coroner ordonne une enquête publique

Alain Magloire.
Photo Courtoisie

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QUÉBEC – La mort d’Alain Magloire, tombé sous les balles de policiers de Montréal plus tôt cette semaine, fera l’objet d’une enquête publique ordonnée par le coroner en chef, Me Denis Marsolais.

M. Magloire, qui était un itinérant, est mort lundi dernier lors d’une intervention des policiers à son endroit au centre-ville de Montréal. Plusieurs appels avaient été faits au 911 pour signaler qu’il agressait une autre personne avec un marteau. L’intervention des policiers auprès de l'homme de 41 ans a mal tourné, et celui-ci a été atteint de coups de feu tirés par les agents.

«Compte tenu que certaines interventions d'urgence dans des lieux publics auprès de personnes souffrant de troubles de santé mentale ont donné lieu à des décès au cours des dernières années, il apparaît opportun de procéder à une enquête publique afin d'examiner les interventions d'urgence faites auprès de personnes chez qui on soupçonne la présence de problèmes de santé mentale», peut-on lire dans un communiqué publié vendredi matin par le Bureau du coroner.

C’était effectivement la troisième fois en un peu plus de trois ans que la police de Montréal ouvrait le feu sur un itinérant en proie à des problèmes de santé mentale.

Le 6 janvier 2012, des policiers du SPVM avaient dégainé leur arme en plein jour à la station de métro Bonaventure, au centre-ville. Farshad Mohammadi, 34 ans, avait alors succombé à ses blessures.

Même scénario le 7 juin 2011, toujours au centre-ville, lorsque des agents avaient abattu Mario Hamel qui éventrait des sacs à poubelle avec un couteau, rue Sainte-Catherine. Une des balles avait du même coup atteint mortellement un citoyen, Patrick Limoges, qui se rendait travailler quelques mètres plus loin à l'hôpital Saint-Luc.

Une enquête utile 

«Le coroner en chef estime cette enquête utile, notamment pour informer le public sur les causes probables et les circonstances de ce décès et pour permettre au coroner de formuler toute recommandation qu'elle jugera utile pour réduire les risques de décès lors des interventions faites par les services d'urgence auprès des personnes présentant des problèmes de santé mentale», précise le communiqué.

«On sait très bien que ce n'est pas le premier cas auquel on doit faire face durant les dernières années», a affirmé le chef de la police de Montréal, Marc Parent, lors d’un événement caritatif tenu vendredi matin.

«Ce sont des interventions qui sont très complexes, mais il faut comprendre que pour les policiers, ce n'est pas évident de faire face à des situations où c'est très imprévisible et où il y a des personnes en situation de crise, a-t-il poursuivi. Je comprends qu'il peut y avoir un besoin auprès de la population, mais je ne commenterai pas la pertinence de faire une enquête plus prononcée là-dessus.» 

 

 

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