/news/currentevents
Navigation
Tué en Floride

Domenico Perruccio : La famille crie au complot

Domenico Perruccio
Photo le Journal de Montréal, Geneviève Geoffroy Domenico Perruccio

Coup d'oeil sur cet article

La famille du Québécois assassiné fin janvier en Floride jure que celui-ci n’aurait jamais fait appel aux services d’une prostituée contrairement à ce qui a été dit. Ses proches sont certains qu’il a été victime d’un complot.

Pour Maria Fabiano, femme de Domenico Perruccio, 58 ans, il n’y a aucune autre explication possible. Son mari a été berné par sa trop grande générosité et s’est fait prendre dans un guet-apens.

«Si ce n’était pas un complot, pourquoi [la prostituée] n’a pas appelé la police quand elle a vu mon mari se faire poignarder?», questionne-t-elle.

L’homme de Saint-Constant a été assassiné à coups de couteau en pleine rue, à Hollywood en Floride dans la nuit du 26 janvier.

Son corps a été retrouvé vers 4h30 devant le Winter Haven Towers, un complexe de condos où il résidait. Selon la police, il aurait été attaqué par le suspect Twane «Gonzo» Dobard, 37 ans, qui aurait voulu le voler.

C’est Wendy Agosto, une prostituée, qui a témoigné avoir vu «Gonzo» une de ses connaissances, attaquer le Québécois.

Elle a aussi déclaré aux policiers que Domenico Perruccio venait de lui offrir une cigarette et de lui demander ses services avant d’être attaqué.

«De la cochonnerie»

Mais pour la famille, ce témoignage «c’est de la cochonnerie». Domenico Perruccio était, selon eux, un homme bon, généreux, qui ne voyait jamais de malice chez les gens. C’était surtout un chef de famille irremplaçable et rassembleur.

«À la Saint-Jean ou à la Fête du Canada, il faisait son ouverture d’été, il devait y avoir 80 personnes et toutes les fin de semaine, c’était des soirées entre amis et en famille», décrit Francesca Perruccio, sa fille.

Pour célébrer les 38 ans de mariage avec sa femme, il avait organisé à l’insu de celle-ci une croisière dans les Bahamas. Ils devaient partir le lendemain.

«J’ai encore son message sur le répondeur quand il m’annonce la nouvelle pour la croisière», confie Maria Fabiano, les yeux dans l’eau.

Elle devait venir le rejoindre le jour de la Saint-Valentin. Lui était arrivé à la mi-janvier. Tous les soirs, il dînait avec des couples d’amis venus eux aussi de Montréal et rentrait tard en soirée. Il aimait tellement la chaleur, qu’il projetait même d’y acheter une maison ou un condo, poursuit sa fille.

Pour la famille il ne fait aucun doute que la prostituée était complice de l’assassin. Selon eux, elle aurait profité de la générosité de M. Perruccio et aurait tenter de le faire parler le temps que son complice arrive et qu’il ne l’attaque.

«Mon mari n’a jamais refusé de donner une cigarette à personne, que ce soit un sans-abri ou une prostituée», déclare Maria Fabiano.

«Personne n’était jamais méchant, pour lui», ajoute sa fille.

Les policiers soupçonneraient eux aussi que le contremaître de chantier a été victime d’un complot, selon les dernières informations que la famille dit avoir obtenues des enquêteurs. L’enquête serait toujours en cours.

Ce qu’ils ont dit
«
Je n’ai que des bons souvenirs de mon mari. Je l’ai rencontré en Italie quand j’avais 14 ans et ça a pris un bâtard pour me l’enlever»
– Maria Fabiano, femme
«
[Il mérite la peine de mort] malheureusement, lui ne souffrira pas et mon père a souffert. Il devrait avoir le double de ce qu’il a fait subir à mon père»
– Francesca Perruccio, fille
«
Mon frère, c’était le meilleur de la famille»
– Vincenzo Perruccio,
son frère venu de Belgique
«
Je perds un ami, un voisin et surtout un deuxième papa qui prenait soin de me surveiller quand je partais et quand je revenais» – Geneviève Brodeur, voisine «Mimmo était généreux et ouvert d’esprit. Il n’a malheureusement pas ­vu le danger en rentrant chez lui le soir alors qu’il passait devant ce maudit banc d’autobus où cette dame était assise»
– Pino Asaro, ami
Sur le même sujet
Commentaires