/news/currentevents
Navigation

Des cyclistes au sang chaud

L’hiver ne ralentit pas l’ardeur des amateurs de vélo

GEN-VELO-SOUS-ZERO
Photo geneviève geoffroy De plus en plus de Montréalais enfourchent leur bicyclette, beau temps, mauvais temps.

Coup d'oeil sur cet article

Gadoue, vent, froid cinglant, automobilistes insouciants: les adeptes du vélo sont de moins en moins marginaux à affronter les dangers de la route l’hiver.

Gadoue, vent, froid cinglant, automobilistes insouciants: les adeptes du vélo sont de moins en moins marginaux à affronter les dangers de la route l’hiver.

Par tous les moyens, Sébastien Martineau, un Montréalais de 29 ans, fuyait la saison froide le plus souvent qu’il le pouvait. Virée en voiture jusqu’au Mexique ou stage international, toutes les raisons étaient bonnes pour éviter les supplices de l’arrière-saison. Mais pas cette année.

«Ça m’a vraiment permis d’apprécier l’hiver en ville, les tempêtes de neige même. En plus, je n’ai jamais froid, en fait, je me préoccupe de ne pas avoir trop chaud», assure-t-il.

Comme pour Sébastien Martineau, c’est le premier hiver que Karine Hébert, 30 ans, passe à vélo cette année. Avec son conjoint des 11 dernières années, Antoine Groulx, elle en fait même une activité de couple.

«Ça nous rapproche, ça nous permet de passer du temps de qualité ensemble», dit-elle.

Plus d’adeptes

Le vélo hivernal n’est surtout plus une pratique marginale ou l’apanage de quelques casse-cous, constate Joëlle Sévigny, directrice générale de Vélo Québec Événements.

Selon elle, ceux qui pratiquent ce sport représentent entre 12 % et 14 % des cyclistes en saison estivale, un nombre non négligeable.

«[Et], plus les cyclistes sont nombreux, moins la pertinence de l’entretien des infrastructures l’hiver est remise en cause», ajoute-t-elle.

Hier, plus de 500 personnes ont d’ailleurs assisté à la première édition de Vélo sous zéro, où les cyclistes étaient invités à circuler sur un parcours d’une quinzaine de kilomètres. Cette activité visait à encourager la pratique de ce sport, mais aussi à revendiquer un réseau blanc mieux entretenu et moins morcelé.

«Ce qui freine le plus les gens à faire du vélo l’hiver, ce n’est pas la température, mais la qualité de la chaussée», note Mme Sévigny.

«Il manque de choix, comme près du canal Lachine, on pourrait faire une belle autoroute pour les cyclistes vers le centre-ville, parce que, dans la rue, avec les autos et les autobus, il y a du danger», constate Sylvain Thériault, adepte du vélo d’hiver depuis 12 ans.

 
Ce qu’ils ont dit
«
Je ne fais qu’un avec mon vélo. Chaque journée est un défi»
– Sylvain Thériault,
47 ans
«
Je n’ai plus peur de sortir quand il fait froid»
– Sébastien martineau,
29 ans
«
Ce n’est pas pire que de faire du ski et de se geler dans un télésiège»
– Martin Rioux,
35 ans
Commentaires