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Deux leaders syndicaux controversés

«Rambo» Gauthier pourrait faire son entrée prochainement à la barre de la commission Charbonneau

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photo archives Bernard « Rambo » Gauthier, puissant représentant syndical au local 791 de la FTQ-C.

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Menaces, extorsion, intimidation: les récents témoignages à la commission Charbonneau ont levé le voile sur des pratiques utilisées par les puissants représentants syndicaux Bernard «Rambo» Gauthier et Gérard Cyr sur les chantiers de construction.

Menaces, extorsion, intimidation: les récents témoignages à la commission Charbonneau ont levé le voile sur des pratiques utilisées par les puissants représentants syndicaux Bernard «Rambo» Gauthier et Gérard Cyr sur les chantiers de construction.

Si le premier est attendu prochainement à la barre, le second pourrait lui aussi avoir à s’expliquer devant la juge. Voici les allégations auxquelles ils ont été confrontés ces derniers jours:

Cyr « le roi »

Ex-agent d’affaires du local 144 de l’International (tuyauteurs et soudeurs) et ancien président du syndicat

  • Gérard Cyr a été dépeint comme un véritable «roi» qui tirait les ficelles du placement syndical.
  • L’ex-leader aurait extorqué 1,2 M$ à Ganotec en échange d’une paix assurée sur les chantiers de la compagnie spécialisée en maintenance de raffinerie.
  • Ganotec avait recours à un stratagème de fausses facturations pour récolter l’argent comptant qu’elle versait à Gérard Cyr. Les transferts de ces liasses de billets se déroulaient dans les toilettes.
  • Cyr aurait aidé l’entreprise de Tony Accurso, Gastier, à débaucher de bons travailleurs employés par Ganotec.
  • Le local 144 a été décrit comme une «mafia» à l’enquêteur de la commission, Michel Comeau.

Rambo « le dieu »

Représentant syndical du local 791 de la FTQ-C (opérateurs de machinerie lourde) sur la Côte-Nord.

  • Bernard Gauthier a été qualifié de «dieu» sur les chantiers de la Côte-Nord, prêt à tout pour faire travailler ses membres et mener la vie dure aux ouvriers extérieurs à la région.
  • Il était capable de placer des travailleurs sur les chantiers «même si le gars était cuisinier et connaissait pas ça».
  • Les travailleurs l’écoutaient et les entrepreneurs le craignaient.
  • Un entrepreneur aurait été «brassé» à coups de poing dans le ventre par des membres de la FTQ-C de la Côte-Nord pour avoir congédié cinq travailleurs.
  • «Il y avait peut-être une cote à payer à Rambo pour que les membres de la FTQ-C sur la Côte-Nord gardent leur travail», a rapporté l’enquêteur Comeau, précisant qu’il ne s’agissait que de rumeurs.

 

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