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Vieillir en santé, 1re partie

Un avenir incertain

Un avenir incertain
illustration benoit tardif, colagene.com

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Nous vivons de plus en plus longtemps. En 2016, l’espérance de vie sera de 81 ans chez les hommes et de 86 ans chez les femmes. La durée de vie grandira encore avec les années à cause d’une meilleure alimentation, de l’exercice physique et des découvertes médicales qui augmentent la longévité.

Nous vivons de plus en plus longtemps. En 2016, l’espérance de vie sera de 81 ans chez les hommes et de 86 ans chez les femmes. La durée de vie grandira encore avec les années à cause d’une meilleure alimentation, de l’exercice physique et des découvertes médicales qui augmentent la longévité.

Selon les récentes projections démographiques, en 2026, le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus sera de huit millions au Canada. On parle de 21,2 % de la population du pays et le nombre des centenaires atteindra environ 15 000 personnes au début des années 2030.

Si rien ne change, nous nous dirigeons vers une pénurie de main-d'œuvre, une perte du savoir-faire et une augmentation notable des coûts médicaux et sociaux pour l’ensemble de la population.

Un récent sondage de l’Association médicale canadienne montre qu’une majorité de Canadiens (63 %) priorise les soins à domicile plutôt que les soins donnés dans les centres hospitaliers. La même majorité (60 %) estime que les Canadiens devront compter sur le système public s’ils ont besoin de soins à domicile ou de longue durée.

LE POUVOIR GRIS

Notre système de santé n’est sûrement pas prêt à faire face à cette situation.

Assisterons-nous à la création de mouvements militants du pouvoir gris en réponse à l’impossibilité des gouvernements d’acquiescer à leurs demandes?

Par exemple, de nombreux baby-boomers retraités déménagent à la campagne ou dans de plus petites villes proches d’un hôpital. Les hôpitaux, qui sont vus comme un fardeau financier, pourront-ils répondre à la demande et seront-ils un outil de développement économique important pour des petites villes? Comment se fera le financement des soins à domicile qui deviendront de plus en plus populaires? Qui répondra à la demande accrue pour des centres hospitaliers de soins de longue durée?

Il est clair que notre système de santé ne s’adapte pas assez rapidement aux besoins changeants de la population. Comment les soins de santé seront-ils distribués? Comment le travail sera-t-il organisé? Le ministère de la Santé pourra-t-il supporter seul tous les besoins de la population âgée? Et quelle sera la nouvelle approche en santé face à la retraite? Le manque de vision des politiciens dans ce dossier est flagrant.

Dans cette situation, il vaudra malheureusement mieux appliquer le vieux proverbe «Mieux vaut être riche et en santé que pauvre et malade.»

UN SYSTÈME PUBLIC PLUS SOLIDE

Même si 86 % des baby-boomers s’estiment en bonne santé, le sondage de l’Association médicale canadienne montre qu’ils compteront d’abord et avant tout sur le système public pour répondre à leurs besoins. Or, l’État investit où ça rapporte électoralement, d’où son manque d’intérêt pour les personnes âgées. On n’a qu’à voir le peu de ressources allouées aux gens âgés dépendants...

Il en est de même pour le bénévolat et le soutien aux aînés: on voit poindre une diminution de la main d’œuvre à ce chapitre, soit que les jeunes sont moins nombreux ou peu intéressés, soit que les besoins augmentent trop rapidement.

L’avenir n’est pas rose. En dépit de ce constat négatif, nous pouvons adopter de bonnes habitudes de vie pour vieillir en santé. C’est ce que nous verrons dans notre prochaine chronique.

 

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