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Pompéi

De l’action, mais pas de sérieux

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Impossible de prendre Pompéi au sérieux, même lors de l’éruption du Vésuve. La catastrophe historique de l’an 79 a beau avoir été une tragédie, le film qui en est tiré est un mélodrame romantique assumé.

Pompéi   •   3/5

Film de Paul W.S. Anderson. Avec Kit Harington, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Emily Browning.

 

TORONTO | Impossible de prendre Pompéi au sérieux, même lors de l’éruption du Vésuve. La catastrophe historique de l’an 79 a beau avoir été une tragédie, le film qui en est tiré est un mélodrame romantique assumé.

Le public y trouvera donc son quota d’action divertissante. Et c’est tout, pourvu qu’on puisse considérer la mort, la destruction et des combats de gladiateurs comme les aspects divertissants d’un film de série B. Dans ce cas-ci, je n’hésite pas à employer le mot «divertissant» parce que Pompéi est kitsch à souhait et rappelle les films du genre des années 1960 dans lesquels tout le monde parle anglais, sans jamais ne rien dire d’important.

Malgré la violence parfois brutale du long-métrage, on aime le gladiateur celte héroïque incarné par Kit Harington (qu’on connaît pour son personnage de Jon Snow dans Le trône de fer). On admire son copain, le gladiateur africain (Adewale Akinnuoye-Agbaje). Et on est intrigué par l’héroïne romaine (Emily Browning) dont les parents (Jared Harris and Carrie-Anne Moss) sont anti Rome. Quant au méchant, c’est un commandant romain nommé Corvus (Kiefer Sutherland) qui a anéanti les Celtes.

Le Corvus en question prend son pied en tuant femmes et enfants. D’ailleurs, de tous les acteurs du long-métrage, Kiefer Sutherland semble être le seul conscient du genre de film dans lequel il joue. Il incarne son personnage avec un excès flamboyant, sans rien de subtil, mais ça marche et son Corvus est ainsi facilement détestable. De plus, Corvus veut épouser la jeune femme incarnée par Emily Browning, à moitié par désir, à moitié par calcul politique. La Romaine, elle, veut le Celte Milo comme amant. Et le gladiateur, lui, veut survivre à l’arène. Du coup, tout le monde panique quand le volcan entre en éruption.

Sans originalité

Coproduction allemande, canadienne et américaine, Pompéi est réalisé par Paul W.S. Anderson, un cinéaste connu pour sa série de films de la franchise Resident Evil. Bref, Pompéi est à l’image de ses œuvres précédentes, sans imagination, sans originalité et sans sens artistique.

Les contraintes budgétaires sont également visibles dans les effets spéciaux qui, s’ils sont bons, ne sont jamais spectaculaires. De plus, dans ce cas précis, la 3D est totalement superflue, sauf quand on voit le nuage de cendres tomber sur la cité et détruire totalement Pompéi.

Par ailleurs, les séquences de combats entre les gladiateurs n’ont pas le lustre de celles de Gladiateur et ont vraiment l’air provinciales en comparaison.

Scènes absurdes

Ceci dit, Pompéi montre la panique et la folie qui a dû s’emparer des habitants de la ville portuaire au moment de l’éruption du Vésuve. Parallèlement, les scènes montrant certains des protagonistes échappant à la mort une douzaine de fois sont totalement absurdes… comme dans tout film hollywoodien dans lequel les personnages parviennent à éviter toutes les catastrophes naturelles.

Kit Harington, Emily Browning, Adewale Akinnuoye-Agbaje et Kiefer Sutherland échappent certes à une myriade d’horreurs… mais seront finalement rattrapés par les dieux du volcan.


 

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