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Soins de fin de vie

Le projet de loi ne sera pas adopté avant la relâche parlementaire

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Le projet de loi sur l’aide médicale à mourir ne sera pas adopté avant la relâche parlementaire, faute d’une entente entre les partis politiques.

Pas question pour les libéraux de laisser le Parti québécois se lancer en élections avec cette réalisation en poche.

Philippe Couillard accuse le gouvernement Marois d’avoir politisé l’adoption de ce cet important texte législatif sur les soins de fin de vie. «Ce qui le transforme en joute partisane ce projet de loi non partisan, c’est la décision de Mme Marois d’aller en élections», a fait valoir jeudi le chef libéral.

M. Couillard s’est d’ailleurs engagé à ramener le texte dans sa mouture actuelle s’il est à la tête du prochain gouvernement.

L’appel à la raison de Pauline Marois n’y aura rien fait. Si la Coalition avenir Québec et Québec solidaire étaient prêts à accélérer la cadence, ce n’est pas le cas du chef libéral. Il refuse de restreindre le temps de parole de ses députés et de déborder l’horaire parlementaire pour permettre l’adoption du projet de loi 52 en urgence avant la pause parlementaire.

Au gouvernement, on est scandalisé de l’attitude des libéraux. «On vit sûrement, pour moi, le moment le plus décevant de toute ma carrière», a déclaré le leader parlementaire du gouvernement, Stéphane Bédard.

Selon le ministre, cet épisode témoigne du manque de leadership de Philippe Couillard au sein du PLQ. «Cet homme n’est pas à la hauteur de la situation, c’est évident», a insisté M. Bédard, consterné.

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