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Fraude

Les entreprises canadiennes sévissent

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Alors que la menace de crimes économiques continue d’évoluer, les entreprises canadiennes déclarent moins de délits économiques que les autres pays, indique un sondage Global Economic Crime Survey mené par le cabinet PwC.  

Selon ce sondage, le taux mondial de crime économique contre les entreprises a augmenté de 3 % depuis 2011, mais les dirigeants d’entreprises canadiennes ont déclaré moins de délits en raison notamment de la mise sur pied de systèmes antifraude et de systèmes de dénonciation.

Le type de fraude le plus courant que subissent les entreprises canadiennes est le détournement de fonds (58 %), suivi de la fraude liée à l'approvisionnement (33 %), de la cybercriminalité (22 %) et de la fraude comptable (22 %).

D'après les répondants canadiens au sondage, plus de la moitié (61 %) des auteurs de délits venaient de l'intérieur de l'entreprise, et 39 %, de l'extérieur.

D’ailleurs, la majorité des fraudes économiques sont découvertes lorsque les dirigeants de l’entreprise prennent des mesures de contrôle interne.

Parmi les répondants canadiens qui ont subi un crime économique, plus de un sur dix a déclaré des pertes supérieures à 5 millions $ US.

Cybercriminalité en hausse

La firme PwC note que la cybercriminalité ne cesse de prendre de l’ampleur et se classe maintenant au rang des cinq principaux risques de crime économique dans le monde.

Le progrès technologique, de même que l'essor des médias sociaux et la dépendance croissante à la connectivité, ont contribué à la prolifération de la cybercriminalité, peut-on lire dans l’étude.

Près de 38 % des répondants canadiens ont déclaré que leur entreprise avait exploité une opportunité dans un marché affichant un haut risque de corruption.

Parmi ces répondants, 47 % ont reconnu avoir modifié leur plan d'affaires en raison du risque de corruption, contre 40 % qui ne l'ont pas fait. Les 13 % restants ne savaient pas s'ils l'avaient fait ou non.

Au chapitre de la corruption, 15 % des entreprises canadiennes ont indiqué avoir été sollicitées à verser un pot-de-vin. Il est à noter que 14 % estiment avoir perdu une opportunité au profit d'un concurrent qui a versé un pot-de-vin.  

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