/slsj
Navigation

Médaille d’or en critique

Ce matin, nous avouons tous que ce fut l’une des bonnes formations canadiennes assemblées jusqu’ici

Martin St-Louis
Photo Reuters De nombreux Canadiens s'étaient élevés contre l'absence de Martin St-Louis au sein d'Équipe Canada, avant qu'on le rappelle finalement suite à la blessure de Stamkos.

Coup d'oeil sur cet article

Quand on dit que le monde du hockey est ingrat, nous en avons eu un exemple parfait durant ces Jeux olympiques.

Premièrement, quelle belle victoire du Canada, autant du côté masculin que féminin. Deux équipes fières et déterminées qui ont relevé le défi avec brio.

Du côté féminin, ce fut un scénario digne d’un futur film hollywoodien avec comme actrice principale une p’tite Beauceronne qui n’arrête de nous impressionner et de nous rendre fiers. Chapeau Marie-Philip ainsi qu’à toute l’organisation d’Équipe Canada féminin.

Chez les hommes, que dire de plus que chapeau, les boys! Un Price extraordinaire, un Crosby qui se déclare présent encore une fois dans les moments de grande envergure. Une équipe bien équilibrée, dédiée et assoiffée de succès.

PETIT BÉMOL

Par contre, j’ai un petit sourire en coin ce matin en voyant comment tout le monde, autant chez les amateurs que dans le monde journalistique, se pète les bretelles devant ces succès. Pourtant, avant et durant les Jeux, plusieurs ont critiqué sans gêne cette fameuse équipe.

Ça avait commencé à la sélection de l’équipe où on a crié au meurtre pour ceux, qui selon les experts, avaient été oubliés alors qu’ils auraient dû être choisis. Et ça s’est continué durant la ronde préliminaire parce que nous ne détruisions pas les formations de deuxième puissance (Norvège et Lettonie). On évoquait alors les mauvaises décisions des coachs.

Ce n’est qu’en demi-finale que l’on a commencé à comprendre pourquoi les décideurs avaient pris les bonnes décisions. Ce matin, nous avouons tous que ce fut l’une des bonnes formations canadiennes assemblées jusqu’ici.

Nous avons souvent la critique facile, nous les Canadiens. Pour être assis dans ce siège de décideur avec les Saguenéens, je sais très bien ce que ce poste ingrat comporte.

Quand nous acceptons ce job, nous devons accepter la critique, nous devons vivre avec le fait que chaque pas que nous faisons sera analysé et jugé. C’est la beauté du défi.

De notre côté, nous critiquons ou nous félicitons nos décisions par rapport au résultat final, sur l’ensemble de l’œuvre et force est d’admettre que Équipe Canada a laissé un chef-d’œuvre!

Deux mots: mission accomplie!

— Propos recueillis par Roby St-Gelais

Commentaires