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Quoi penser de Elder Scrolls Online?

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Je me souviens encore de la première fois où j'ai mis la main sur un jeu de la franchise Elder Scrolls. C'était il y a plusieurs années et il s'agissait d'Oblivion. Mon ami et moi découvrions Cyrodiil avec joie et malgré une grande sélection de nouveaux jeux à essayer (nous étions au Dream Cité), nous avons passé notre après-midi à pourchasser le Mythic Dawn et à faire des potions. À la fin de la séance, nous nous sommes regardés et avons dit en même temps : "Imagine si c'était multiplayer!!". Des années plus tard, notre vœu est exaucé! C'est presque trop beau pour être vrai...

Étant un MMO, Elder Scrolls Online promet bel et bien aux joueurs de découvrir Tamriel en communauté. Mais est-ce que le jeu saura nous faire vivre l'expérience Elder Scrolls qu'on aime tant? C'est la grande question que je me posais lorsque j'ai reçu une invitation pour jouer au jeu lors d'un Stress Test il y a environ un mois. Maintenant que le NDA a été levé, je peux vous en parler, et laissez-moi vous dire que je suis déçu. D'accord d'accord, le jeu n'est encore qu'en beta et ce n'est pas tout le contenu qui était accessible. On peut aussi dire que dans un MMORPG, la partie la plus importante est le niveau maximum, niveau que je n'ai pas atteint. Malgré tout, je suis déçu.

Commençons par les bons côtés : Le jeu est très joli pour un MMORPG. La musique rappelle l'ambiance à laquelle nous sommes habitués et le jeu est, comme les précédents de la série, jouable à la première personne. Tous ces aspects rassemblés collaborent à l'immersion qui est depuis longtemps un point fort des Elder Scrolls. De plus, il semble y avoir encore beaucoup de possibilités de personnalisation de notre Héros considérant les nombreuses races, classes (hein?) et bien sûr plusieurs traits physiques offertes à la création de celui-ci! Par la suite, un joueur peut améliorer ses pouvoirs préférés (parmi une sélection pré-établie par la classe), leur choisir des "branches" de spécialisation et déterminer une arme favorite. Finalement, devant un choix d'armure, le joueur peut décider quel style lui donner à un coût très minime.

Mention spéciale pour les quêtes qui étaient originales, loin du stéréotype du style "Tuez 10 rats". Certes, j'ai connu des quêtes du genre "Va parler à untel!" ou "Va porter ça à lui là-bas!" mais l'existence de ces quêtes était justifiée par l'aide qu'elles offraient pour se retrouver et comprendre où aller. En revanche, j'ai parcouru une mission consistant à arrêter un grand nécromancien dont je devais détruire les rituels un par un si je voulais réussir à le blesser. Accompagné d'un autre joueur incarnant un elfe des bois, j'ai protégé un esprit de la nature qui soignait un arbre centenaire. J'ai parcouru une île au complet pour désactiver un livre démoniaque qui, jusqu'à maintenant, damnait tout ceux qui y touchaient.

eso2

Maintenant, les points faibles. Dans Skyrim, le monde m'appartenait. Je pouvais en faire ce que je voulais. Si tel était mon désir, je pouvais assassiner un passant parce que je trouve ça drôle. Je peux remarquer l'amulette précieuse d'un autre personnage et décider d'aller lui voler. Je peux manquer de fonds pour acheter mon armure, attendre la nuit et cambrioler le magasin. Toutes ces particularités uniques aux jeux de Bethesda manquent à l'appel. C'est parce que dans ESO, je dois partager l'existence de tous ces personnages avec les autres joueurs. Même si je suis assez puissant pour réduire en poussière un barde qui chante mal, il est invulnérable à mes sortilèges puisque les autres joueurs doivent avoir la chance de l'écouter. Moi qui espérais contrôler un voleur qui pouvait m'enrichir de la bourse de mes "alliés", je ne peux même pas profiter de l'environnement en ramassant une épée qui traine sur une armoire, sans parler des poches des personnages non joueurs.

Toutes ces choses qui différenciaient les Elder Scrolls des autres RPGs et qui apportaient beaucoup au réalisme sont absentes de ESO. C'est bien dommage, parce que je suis convaincu que de telles choses auraient pu êtres possibles. Avec ces mécaniques, Zenimax a non seulement retiré ce qui à mon avis aurait différencié ESO des autres jeux du même genre, mais a aussi assombri mon espoir d'expérimenter le jeu que je désire depuis que j'ai touché à Oblivion.

Je peux toujours rêver et me dire que tout ça viendra, que ce sera rajouté après la sortie du jeu... mais en attendant, je vais retourner jouer à Skyrim.

2 commentaire(s)

vonGrubben dit :
27 février 2014 à 7 h 13 min

J'ai un copain qui a également tester ce jeu et il arrive à la même conclusion que vous. Même s'il a fait plus de 580h de jeu sur Skyrim, cette version online ne lui convenait pas...

LegrosPouxAllumé dit :
27 février 2014 à 10 h 30 min

J'ai joué à la béta et finalement déçu. Par-contre je n'ai pas touché au PvP qui parait très bien |