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Bunker

Un huis clos québécois

Un huis clos québécois
photo courtoisie

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Inutile d’être confiné dans un espace fermé pour avoir cette impression d’être pris entre quatre murs. Même si les protagonistes du long métrage d’Olivier Roberge et Patrick Boivin ont la possibilité de s’aérer le corps et l’esprit, on les sent pris dans une danse obligée qui pourrait mal se terminer dans Bunker.

Inutile d’être confiné dans un espace fermé pour avoir cette impression d’être pris entre quatre murs. Même si les protagonistes du long métrage d’Olivier Roberge et Patrick Boivin ont la possibilité de s’aérer le corps et l’esprit, on les sent pris dans une danse obligée qui pourrait mal se terminer dans Bunker.

Bunker, qui oppose Patrice Robitaille et Martin Dubreuil, se passe dans une réalité autre du Québec d’aujourd’hui: et si nous avions encore des bunkers nucléaires qu’il fallait opérer en cas d’alerte? Qui s’y trouverait et que se passerait-il?

C’est la question à laquelle ont tenté de répondre les coréalisateurs, inspirés par une manchette qu’ils ont lue. «On a appris que la fameuse machine infernale du docteur Strangelove avait réellement existé en URSS, une machine qui faisait une réplique nucléaire automatique si la Russie était attaquée. C’est encore en fonction aujourd’hui. Au bout de la ligne de commandement, il y avait un bunker avec un soldat dedans, et c’était sa responsabilité de peser sur le bouton ou non. Alors on a voulu explorer ça, savoir ce que ça représentait d’avoir cette charge-là sur ses épaules. Évidemment, on a ramené ça au Québec», dit Olivier Robert.

TROUBLES POST-TRAUMATIQUES

En plus d’explorer l’univers du bunker, les deux hommes ont tenu à ajouter une dimension humaine à leur film, en abordant directement le problème des troubles post-traumatiques qui pourrissent la vie de ceux qui reviennent de mission.

«Olivier et moi sommes issus d’une génération qui n’a pas connu de conflit, particulièrement au Québec. Donc, on était envahis de préjugés sur les militaires. On a grandi les deux un peu engagés à prétendre que l’armée, ça ne sert à rien. Le soldat, qu’est-ce qu’il a à vivre, à quoi est-il confronté? Notre personnage principal, il souffre de troubles depuis le retour de sa dernière mission, c’est pour cela qu’il est envoyé dans ce bunker-là», dit Boivin.

Martin Dubreuil faisait déjà partie du projet lorsque Patrice Robitaille s’y est greffé. Dubreuil, qui devait camper le soldat plus taciturne, a changé de rôle, devenant de fait la locomotive du projet. Les deux acteurs ont alors participé à la réécriture du scénario, qui a été construit en fonction d’eux.


En salles le 7 mars prochain.

 
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