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Six débats essentiels

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1 ÉDUCATION : On calcule que 20 % des nouveaux enseignants du secteur public quittent la profession durant les cinq premières années d’exercice. Pour ceux qui résistent, gagner un poste permanent tient de la croix et de la bannière. Le taux d’absentéisme est élevé et le burn-out très fréquent chez les enseignants du secteur public. Leur charge de travail est plus lourde que ceux du privé qui héritent des élèves les plus performants et les moins vulnérables. Le financement du réseau privé devrait être débattu en priorité.

1 ÉDUCATION : On calcule que 20 % des nouveaux enseignants du secteur public quittent la profession durant les cinq premières années d’exercice. Pour ceux qui résistent, gagner un poste permanent tient de la croix et de la bannière. Le taux d’absentéisme est élevé et le burn-out très fréquent chez les enseignants du secteur public. Leur charge de travail est plus lourde que ceux du privé qui héritent des élèves les plus performants et les moins vulnérables. Le financement du réseau privé devrait être débattu en priorité.

2 SOINS À DOMICILE : Vieillissement de la population aidant, de plus en plus de personnes se retrouvent en perte d’autonomie. Le ministre de la Santé actuel, Réjean Hébert, propose une assurance autonomie à partir de laquelle les personnes en perte d’autonomie pourraient s’offrir des soins à domicile. Cependant, le financement de cette assurance demeure problématique. Cela rappelle le virage ambulatoire tant souhaité par Jean Rochon, mais dont le financement avait été plombé par la lutte au déficit zéro. On ne peut se permettre deux fois la même erreur.

3 PROTECTION DES ENFANTS : Le taux annuel des signalements reçus par les directeurs de la Protection de la jeunesse a augmenté de 41 % dans les dix dernières années. Celui des signalements retenus après évaluation de ces signalements de 18 %. Cette augmentation du taux des mauvais traitements envers nos enfants et nos jeunes est extrêmement préoccupante. Les mauvais traitements infligés à nos enfants et nos jeunes devraient nous hanter et hanter les politiciens.

4 LE PÉTROLE : Dans son dernier rapport, le GIEC prédit, sans équivoque, une accélération très alarmante du réchauffement climatique. Mais, sourds à ces informations, nous utilisons le pétrole sans discontinuer. Nos modes de transports contribuent pour presque la moitié de la production des gaz à effet de serre. Nous n’avons plus le choix de réduire notre dépendance au pétrole. Pourtant, les Québécois appuieraient majoritairement, semble-t-il, l’exploitation du pétrole dans le golfe du St-Laurent, sans compter les deux projets de pipelines acheminant le pétrole des sables bitumineux sur le territoire du Québec vers ses raffineries ou vers les provinces maritimes. Il y a là un débat essentiel à tenir.

5 ENDETTEMENT DES MÉNAGES : Le taux d’endettement des ménages québécois est extrêmement préoccupant. Sur 100 $ disponibles après impôts et taxes, chaque ménage en doit au moins 140 $. En cas d’augmentation des taux d’intérêt, plusieurs centaines de familles se retrouveraient dans une situation de grande précarité. Il y a maintenant longtemps que les gouvernements n’ont offert des programmes de soutien à l’épargne pour contrecarrer la surconsommation et l’endettement.

6 FISCALITÉ DES ENTREPRISES : Les programmes de subventions aux entreprises québécoises dépassent les 5 milliards de dollars par année, le double de ce que l’on offre en Ontario. Pourtant, notre taux de chômage est ou bien égal ou bien supérieur au leur. Nettement, la productivité de nos entreprises et leur capacité à créer des emplois font défaut. Il est grandement temps de revoir nos programmes de soutien et de subvention aux entreprises.

LA CHARTE ? Le débat est fait.

 

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