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Fort Boyard

5 secrets de coulisses

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Depuis les débuts de Fort Boyard au Québec en 1993, le comédien derrière le masque du père Fouras est demeuré inchangé. Même chose pour Passe-Partout, campé par André Bouchet, un acteur français atteint de nanisme. Tels sont quelques-uns des détails recueillis durant notre conversation avec Pierre Godde, producteur exécutif du rendez-vous depuis 1991. Voici cinq secrets de coulisses de Fort Boyard.

Depuis les débuts de Fort Boyard au Québec en 1993, le comédien derrière le masque du père Fouras est demeuré inchangé. Même chose pour Passe-Partout, campé par André Bouchet, un acteur français atteint de nanisme. Tels sont quelques-uns des détails recueillis durant notre conversation avec Pierre Godde, producteur exécutif du rendez-vous depuis 1991. Voici cinq secrets de coulisses de Fort Boyard.


Les épreuves sont conçues à Paris

Les épreuves de Fort Boyard sont élaborées à Paris dans un grand hangar. Pierre Godde parle d’un travail d’équipe auquel participent plusieurs personnes. Les situations tirées du quotidien inspirent beaucoup les concepteurs, comme chercher ses clés derrière un radiateur, indique Pierre Godde. Les épreuves peuvent arriver au Fort dans des versions parfois complètement transformées, étant donné le grand nombre d’étapes à franchir avant de faire officiellement leur entrée dans le jeu.

«La construction des décors peut influencer la direction de certains jeux», souligne Pierre Godde. En 25 ans, plus de 300 épreuves de Fort Boyard ont été créées.

Le fort est fermé sept mois par année

Situé au large des côtes françaises, le fort Boyard est seulement occupé cinq mois par année, durant le tournage des différentes adaptations. «L’hiver, le fort est fermé à cause des tempêtes», indique Pierre Godde, qui parle de vagues pouvant atteindre six à huit mètres de hauteur. Pour résister aux intempéries, on recouvre toutes les installations de bâches temporaires. Quant aux équipements électroniques, tout est retiré. Les prochains tournages recommenceront en mai.


On recrute des cobayes pour tester les épreuves

Pour tester les nouvelles épreuves, les producteurs de Fort Boyard recourent aux services de cobayes choisis dans le public. Ces essais reviennent à quelques reprises durant le développement des jeux, explique Pierre Godde. «On essaie toujours de proposer des épreuves qui n’ont pas besoin d’instructions. On veut que les candidats entrent dans la salle, repèrent la clé et comprennent immédiatement ce qu’ils doivent faire pour aller la chercher. On veut éviter que les animateurs soient forcés de tout expliquer.»

Pour juger du succès des épreuves, les producteurs observent les tentatives des différents cobayes. «On regarde attentivement leurs réactions, dit Pierre Godde. On ajuste le tir après leur passage.»


Les Québécois ont peur des araignées

Format créé en France, Fort Boyard a été adapté dans une trentaine de territoires. Selon Pierre Godde, les participants réagissent de manières différentes selon leur pays. Les concurrents des pays scandinaves perçoivent Fort Boyard comme une épreuve sportive tandis que ceux des pays latins considèrent cette émission comme un jeu. Pour leur part, les participants de Russie sont beaucoup plus sérieux. Enfin, les Québécois sont «très expressifs»… particulièrement quand des araignées sont impliquées. «Les Québécois veulent avoir du plaisir, mais ils veulent aussi se surpasser», souligne Pierre Godde.


Des professionnels assurent la sécurité

Les producteurs de Fort Boyard prennent la sécurité des candidats très au sérieux. Avant même qu’ils arrivent au Fort, on leur énumère les nombreuses règles de sécurité.

«À partir du moment où on travaille sur une émission comme Fort Boyard, les gens pensent souvent que rien n’est vraiment dangereux… Mais c’est faux. Nous avons déjà entendu des candidats aux épreuves de tyrolienne dire des choses comme: “Je vais me détacher avant d’arriver pour pouvoir sauter plus vite et gagner du temps!” C’est notre métier de jauger les candidats pour éviter une catastrophe», déclare Pierre Godde.

Pour les épreuves aériennes, qui requièrent une plus grande supervision, les producteurs font appel à des professionnels.

«La psychologie est spécifique quand on fait du bungee, note Pierre Godde. La manière de préparer les gens est différente. Ils doivent être pris en charge et mis en confiance. Les professionnels doivent les réconforter pour atténuer leurs angoisses.»


TVA présente Fort Boyard le mercredi à 20 h.

 
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